Catch me. (Chapter 17)

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Nous avons prit le premier bus qui venait, on a décidé de se perdre dans les villes inconnues de Séoul. A deux. Juste.. Lui et moi. Je regarde le paysage passée, lui, il m'observe attentivement. Je dirai presque qu'il me dévore du regard. Sa main est prisonnière de la mienne, je ne comprends pas pourquoi mon corps est si fiévreux quand il est près de moi. Pourquoi j'ai chaud quand il pose le regard sur moi, habituellement moi qui suit si froide.. Je n'ose pas croiser son regard, j'ignore comment est le mien, désireux? J'ai l'air folle, malade? «Tu es timide, Aran?» me demande-t-il, pourquoi mon rythme cardiaques'accélère alors qu'il n'a prononcé que mon prénom.
«J'ai toujours été.. Quelqu'un de réservé.
-On ne dirait pas, du moins.. Je le pensais pas.
-Pourquoi?
-Ton regard exprime tellement de choses, des choses dont une personne timide ne penserait pas.» dit-il en souriant légèrement, sa voix est suave. Je déglutis discrètement. «Il exprime quoi, mon regard?
-Je ne sais pas comment t'expliquer mais ça te donne une certaine assurance, un charisme en plus.
-Tu m'apprends des choses, tu me connais limite mieux que moi même.
-Je n'ai pas finit de t'apprendre des choses.» dit-il en détournant enfin le regard de moi. J'en profite pour le regarder quelques secondes, il a l'air tout à fait normal. Il sourit juste de manière idiote.

On descend du bus, toujours main dans la main, je n'ai pas envie de le lâcher et lui non plus vu comment il me tient.
Je n'avais encore jamais vu ces rues, ces allées, ces magasins.. J'ai toujours autant aimée voir de nouvelles choses, me perdre volontairement et devoir faire appel à mes sens pour m'en sortir. Cette fois je ne me perds pas seule, je suis avec lui, j'ai hâte de savoir comment cette journée va se déroulait. Lui comme moi regardons autour de nous, il ne semble pas connaître non plus. «Maintenant que nous sommes ici, dis moi où on va?
-Cherchons un café sympathique.» me dit-il.
Alors que le temps se refroidit j'ai l'impression que mon corps est brûlant, ma main fond dans la sienne comme si j'étais faite de cire. Il y a tellement de choses banales dont je me rends compte, des choses qui pourraient passaient comme insignifiantes mais elles ont un sens lourd. Le fait que la personne avec qui vous êtes s'adapte à votre rythme de marche, quand la main de votre partenaire sert la votre pour vous faire sentir qu'il ne compte pas vous lâcher de si tôt, des regards furtifs mais amoureux. Jusqu'à présent j'ai toujours vu en noir et blanc, tout ou rien, mais maintenant je vois le monde avec de belles couleurs. Le vert foncé et calme des arbres, le gris rassurant du béton, le rose des enseignes de magasins ou restaurants, les nuages blancs mais chargés d'eau qui, j'ai l'impression, me sourient.

On entre dans un café, assez grand. Luxueux. Les gens qui y viennent sont je pense des gens de bonne famille. Je regarde ma tenue, je suis en uniforme.. Serai-ce ma place? Il ne semble pas gêné des regards qui fusent sur nous. Il demande une table assez éloigné du salon principal et un homme en tenue nous y accompagne. Je lâche sa main qu'au moment de m'asseoir. «C'est beau..
-Je suis tout autant impressionné que toi.
-Tu n'en as pas l'air. A croire que tu fréquente ce genre d'endroit souvent..
-Qui te dis que ce n'est pas le cas?
-Je n'y crois pas, tu es plus du genre à..» et je m'arrête, malheur, son regard est planté dans le mien et je ne peux plus décrocher un mot. Ma bouche s'ouvre et se ferme sans que aucun son ne sortent de ma gorge. Bordel ce que je déteste ça, me faire intimider. Je rigole nerveusement et il sourit. Posant sa tête entre ses mains sans pour autant quitter son regard du mien.«Je suis? Poursuis. Pourquoi tu t'arrêtes comme ça?» dit-il, je parviens à échapper à son regard profond et fixe mes mains avec insistance comme si entre elles se trouvait la réponse aux questions qu'il vient de poser.

«Plus quelqu'un qui reste chez soit pour observer les gens.. Vicieux que tu es. Et, je me suis arrêtée parce que je n'aime pas que l'on me fixe comme ça quand je parle, tu peux même pas savoir comme c'est gênant et embarrassant.» ai-je eu le courage de dire. Il sourit de nouveau, un simple sourire.
Pourquoi il me regarde toujours?J'ignore ce qu'il se passe dans sa tête pour me fixer comme ça et pour tout avouer je ne veux pas trop le savoir.
Je captive mon regard dans la carte même si je sais déjà ce que je vais prendre. «Tu hésites tant que ça pour ta boisson?
-Oui..
-Où est ton assurance?
-Elle disparaît quand tu me regardes comme ça, comme un fou.» dis-je, POURQUOI J'AI DIT CA!? Il rigole et baisse de force la carte qui était devant mon visage rouge pivoine. «Tu sais pourquoi je te regarde comme ça?
-J'veux pas le savoir..
-Parce que j'ai l'impression d'avoir un hologramme devant moi. Tu sembles si irréaliste.
-Idiot.. Choisit ce que tu vas prendre et arrêtes de parler pour dire des choses pareilles.» dis-je en remettant la carte devant mon visage. Oui je compte rester avec ça devant moi le temps que mon visage tout entier décide de prendre des couleurs normales. «N'évites pas mon regard comme ça, ne repousses pas mes gestes.» dit-il en me forçant de nouveau à le regarder, cette fois c'est en prenant mon visage entre sa main. Je fais les yeux ronds et essaie de comprendre ce qu'il se passe. «J-je..
-Je n'aime pas que l'on me résiste.» dit-il tout bas. Un sourire de coin se dessine sur ses lèvres et je rougis de nouveau. Moi qui me concentrer pour reprendre une couleur normale c'est foutu. Il lâche enfin mon visage et mon dos claque contre le dossier, wow...

• NDA •

ALERTE UN TAEHYUNG VIOLENT! Vous vous y attendez? Moi.. Bah oui un peu vu que c'est moi qui écrit.. Encore désolée pour l'attente des chapitres!~ Gomene!

Who are you?Où les histoires vivent. Découvrez maintenant