Chapitre 7

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Stiles

Stiles- Explique-moi juste comment tu as fait pour me retrouver?
Tate- Je te l'ai déjà dit. Stiles, tu es mon meilleur pote, je sais comment tu penses.
Stiles- C'est vrai, tu as raison. Merci mon pote, merci pour tous. (Je le serre dans mes bras) Maintenant, allons chercher...
Tate- Ah, non, non. Toi, tu restes là. Tu crois vraiment qu'après être resté plus de quatre heures dans le froid et qu'on t'a retrouvé recroquevillé dans ton coin limite raide mort, je vais te laisser repartir sans que tu te sois reposé? Rêve toujours.
Stiles- Tu ne comprends pas. Il s'agit de Spencer. (Il ne bronche pas d'un poil) Imagine si ça aurait été Malia.
Tate- On va la retrouver ta Spencer, mais toi tu restes là.
Stiles- Ok.
Tate- "Ok"? Wow, wow... Je te sens venir toi. Quand je dis que tu ne bouges pas d'ici, ça ne veut pas dire qu'une fois que je pars, t'attends dix minutes et tu te barres.
Stiles- Ouais, ouais. T'inquiète, tu me connais.
Tate- Justement, je te connais trop pour que tu te contente de m'écouter sans protester plus de trois secondes. Écoute Stiles, je te promets qu'on va te la ramener saine et sauve.
Stiles- Merci.

Il quitte la maison et me laisse seul. S'il croit vraiment que je vais rester ici sans bouger en sachant que Spencer n'est pas en sécurité, bah il a raison. Il peut toujours y croire. J'attends un peu avant de sortir de chez moi et au moment où je vais pour prendre mes clefs, je remarque qu'elles ne sont pas à leur place. -Tate!- C'est lui qui me les a prise, j'en suis sûr. Tant pis, je pars sans et je ne fermerai pas la maison. Je m'apprête à ouvrir la porte quand elle refuse de le faire. Oh, le sale enfoiré! Il a osé m'enfermer dans ma propre maison. Si il a cru qu'il allait m'empêcher de sortir, il ne sais pas de quoi je suis réellement capable. Je suis sûr qu'il n'a pas pensé à la porte de derrière. Je m'y dirige et m'empresse de l'ouvrir. Ah, mais enfaite c'est un gros enfoiré. Il y a pensé. Ça ne va pas m'arrêter. Bon, bah, troisième solution... la fenêtre. J'ouvre celle de la cuisine et passe par dessus, sans manquer d'atterrir dans les buissons en bas du mur. Je me relève, enlève les feuilles dans mes cheveux, la terre sur mes vêtements et pars en direction de je ne sais où. Je ne suis même pas à deux maisons de la mienne, que j'aperçois une silhouette marcher lentement dans l'obscurité de la nuit. Elle se déplace tellement doucement, qu'on dirait un zombie mais en plus silencieux et probablement en moins odorant. Je me rapproche de la personne et plisse les yeux pour mieux apercevoir son visage. Oh, merde! Spencer! Je cours vers elle, je ne lui laisse même pas le temps de parler ou de me dire comment elle va, que je la porte dans mes bras. Elle laisse tomber tout son poids, elle n'a plus aucune force. Tout en la stabilisant bien, je cours jusqu'à la maison. Un fois que j'arrive, je me rappelle que je n'ai pas les clefs de chez moi. Je la dépose sur le perron et cherche une solution pour l'ouvrir. -La broche- Mais oui, bien-sûr. Je sors l'épingle de Spencer de ma poche et commence à ouvrir la porte. Maintenant je vais mettre tous les jours dans mon pantalon une de ces satanées broches qui trainent partout dans la salle de bain, la chambre, le couloir et le salon, elles me servent bien finalement. J'entre Spencer à l'intérieur et la dépose sur le canapé. Elle est toute frigorifiée, elle tremblotte, elle est toute pâle, ses vêtements son humide et ainsi que ses cheveux. Oh, ma Spencer mais qu'est-ce qui s'est passé?

Stiles- Spencer? Tu vas bien? (-Question stupide...-) Dis-moi que tu vas bien. Je m'en veux tellement, Spencer. (Elle ne répond rien) Je t'en pris, parle-moi. Dis quelque chose. N'importe quoi.
Spencer- Ma gorge... J'ai... soif.
Stiles- Ok, ok. Je t'apporte de l'eau. (Je lui ramène un verre d'eau) Tiens. (Elle boit d'une traite)
Spencer- Merci.
Stiles- Comment tu te sens? (Elle ne dit rien et baisse les yeux) Spencer? Tu peux tout me dire. (Elle éclate en sanglot) Chu-u-ut, je suis désolé. Tout va bien, ma belle. Tu es avec moi, maintenant. Tu es en sécurité. (Je la serre contre moi)
Spencer- Je suis désolée. Tellement désolée. Je pensais être forte mais c'est trop dur.
Stiles- Tu es forte, Spencer. Tu l'es, crois-moi.

Je reste assis à côté d'elle et lui tiens la main pour la rassurer. Je sèche ses grosses larmes et lui dépose un baiser sur le front. Quand elle fini par se calmer un peu, je vais dans la cuisine lui chercher de quoi manger et lui apporte. Je monte dans la chambre lui prendre des vêtements chauds et secs, je pars les mettre dans la salle de bain, j'active l'eau et laisse couler pour lui faire prendre un bain chaud pour qu'elle puisse se réchauffer. Je redescends la chercher pour l'aider à monter les marches. Je la trouve assise par terre, le dos contre le canapé, le regard dans le vide. Je remarque qu'elle n'a pas touché à son assiette. Je ressens sa douleur, probablement en moins fort mais j'en ressens une partie. Je ne sais même pas quoi faire pour qu'elle aille mieux, j'ai l'impression que le peu que je puisse faire ne suffit pas du tout. Pour moi la réconforter, la faire sentir en sécurité et l'aider à combattre ses traumatisme, je ne peux rien faire d'autre. Mais si il y a quoique ce soit pour que je puisse la remettre sur pied, je n'hésiterai pas. Je m'assois à côté d'elle et pose ma main sur la sienne, puis la serre.

Stiles- Tu veux en parler?
Spencer- Pas maintenant.
Stiles- J'attendrai jusqu'à ce que tu sois prête.
Spencer- Merci. (Elle marque une légère pause) Je sais que tu as voulu me chercher.
Stiles- J'ai essayé du mieux que j'ai pu mais il y a eu une complication. Parlons-en demain, d'accord? (Elle hoche la tête) Viens, tu vas prendre un bon bain chaud, ça te feras du bien.

Je l'aide à se lever et la maintient en équilibre pour l'aider à marcher. Elle a dû mal à avancer et elle repose tout son poids sur mes épaules. Pour aller plus vite et moins la fatiguer, je la porte telle une princesse, ce qui lui décroche un minuscule sourire. Je la pose sur le carrelage de la salle de bain, commence à la déshabiller et la rentre dans la baignoire. Elle est tellement gelée... qu'on pourrait croire que plus aucune vie ne l'habite. Avant même de la rentrer à l'intérieur, je peux lire de la peur dans ses yeux, elle est terrifiée. Elle est tellement apeurée qu'elle s'agrippe tellement fort à moi qu'on pourrait aussi croire que sa vie en dépend. Je lui caresse le dos pour la rassurer, lui parle d'une voix douce en lui disant qu'elle ne craint rien ici, que le danger est loin derrière elle et que cette baignoire ne lui veut aucun mal. Elle me regarde avec des yeux moins terrifiés et desserre son étreinte pour que je puisse la poser délicatement dans l'eau chaude. Je lui passe de l'eau sur le corps et remarque des tas de marques, des hématomes, des griffures et même comme des traces de piqûres au niveau du creux du coude gauche et une dans le cou, et même des brulures. J'aimerai avoir des réponses... Tellement de réponses... Mais je ne veux surtout pas la braquer. Je ne veux pas la brusquer et risquer de l'énerver ou de lui faire revivre un quelconque souvenir qui lui serait douloureux.

Stiles- Tout est allé si vite. J'aurai dû rester avec toi quand tu es partie de la maison. Quand je me suis aperçu...
Spencer- On en parle demain?
Stiles- Oui, bien-sûr. Demain.

On s'en sortira? Tome 2Où les histoires vivent. Découvrez maintenant