Chapitre 8

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Spencer

"Je commence à reprendre conscience et je sens que je me fais tirer par les pieds à l'aide d'une corde. Mon dos se fait érafler par le béton. Ça fait mal. Atrocement mal. J'essaye de m'accrocher avec mes doigts au sol mais je me les brule plutôt qu'autre chose. Mes jambes sont lourdes, je n'arrive pas à les bouger pour me débattre. Je n'ai plus d'énergie dans mes bras et les laisse glisser eux aussi sur le sol, le dos de mes paumes et mes phalanges se font griffés par le béton. Tout est sombre, même les néons où la lumière jouit est obscure. Mes paupières sont lourdes et je me sens complètement... sonnée. Je continue de me faire trainer comme un vulgaire sac, jusqu'à ce qu'on me stoppe et me soulève pour m'installer sur une chaise. On m'attache les poignets et les chevilles avec des lanières en cuirs. Je reprends assez vite connaissance et commence a me débattre contre mes attaches. Non! Ça ne peut pas recommencer. Ce n'est pas réel. Je sais que ce n'est pas réel. Je ne peux pas revivre ça. -Réveille-toi!- Il faut que je me réveille. Réveille-toi, Spencer! Réveille-toi!!"

Je me réveille en sursaut et pleine de sueur. -Calme-toi, Spencer. Ce n'était qu'un mauvais rêve- Ma respiration est forte et j'essaye de la calmer. Mon coeur bat à une vitesse inimaginable. Je tourne la tête vers Stiles, il dort comme un bébé. Je me passe les mains sur le visage en essayant de reprendre mes esprits et je descends discrètement dans la cuisine pour boire un verre d'eau et reprendre clairement mes esprits. Entre la chambre et la cuisine, des tas d'images de ce qui m'est arrivé me reviennent. Je ferme les yeux et tente de les dissimuler. -Ce n'était qu'un cauchemar, Spencer.- Oui, un horrible cauchemar. Quand j'arrive dans l'entrée, j'allais pour partir dans la cuisine mais ma tête est intriguée par quelque chose dans le salon. Je m'y dirige et aperçois... Non. Non... Non! J'attrape la première chose qui me passe sous la main et lui jette dessus. Le vase se brise en mille morceaux et fait un bruit énorme. Mon cœur bat tellement fort que j'en ai l'impression qu'il va exploser. J'ai halluciner, il n'y avait personne. Je vais dans la cuisine et revois la même chose. J'attrape la porcelaine posé sur le comptoir et la jette à travers la pièce. Je crois que je deviens folle. Putain! Je deviens folle! Pourquoi il a fallu que ça m'arrive à moi? Toutes ces images qui se bousculent dans ma tête et qui me rendent barge. J'attrape des verres, des assiettes et pleins de choses qui peuvent se briser et les jette par terre. Je me mets en boule et me mets à pleurer à chaude larme.

Stiles- Spencer? (Il déboule à grande vitesse des escaliers) Spencer? Qu'est-ce qu'il t'arrive, ma puce? (Il passe ses bras autour de ma poitrine et me relève pour m'enlacer)
Spencer- J'en ai marre, Stiles... (J'éclate en énorme sanglot) On était si bien après la découverte d'Enzo. Il a fallu que ça recommence. Je deviens folle, Stiles.
Stiles- Tu ne deviens pas folle, Spencer. Tu as subi un traumatisme, il n'y a rien de plus normal que de péter un plomb.
Spencer- Tu n'es même pas énervé... (Je reprends mes esprits mais reste contre lui et continue de pleurer)
Stiles- Pourquoi le serai-je?
Spencer- J'ai cassé un vase, la porcelaine et des couverts.
Stiles- Je ne t'en veux même pas. On en rachètera.

Putain mais qu'est-ce que je l'aime, je ne pourrais même pas décrire combien je l'aime, tellement que c'est indescriptible. On part se recoucher mais je ne trouve pas le sommeil, j'aurai dû mal à le trouver pendant un certain moment je pense. Je devrai en parler à Stiles, ça me fera probablement du bien. Il est tellement compréhensible qu'il pourra m'aider à aller mieux.

Spencer- Tu dors?
Stiles- Non. Tu vas bien?
Spencer- "-X.Y" m'a enlever, m'a séquestré je ne sais où, m'a ligoté à des tuyaux, à une chaise, m'a trainé comme un vieux sac qu'on allait jeter à la benne à ordure, je me suis éraflé le dos et les doigts à cause du béton en essayant de me rattraper, je me suis prise une énorme douche froide alors que mes vêtements étaient déjà gelés et humide, on m'a plongé la tête dans une baignoire jusqu'à ce que je n'ai plus d'air dans les poumons, on m'a relevé la tête pour que je reprenne de l'air pendant une seconde et on m'a replonger la tête, ainsi de suite jusqu'à ce que mon cerveau soit en total déconnexion avec notre monde. On m'a injecté des produits dans le sang, on m'a fouetté comme si j'étais une bête... Je me suis accroché à la vie en pensant que tu me retrouverais mais au final, on m'a lâché dans la rue, inconsciente et frigorifié.
Stiles- Spencer, je suis tellement désolé. Quand je te recherchais, on m'a enfermé aussi et quand Tate m'a retrouvé, il m'a dit de ne plus bouger d'ici et après je t'ai retrouvé parce que je ne lui ai pas obéi.
Spencer- Tu n'as pas à t'excuser. C'est grâce à toi que je me suis accrochée, même si à un moment j'ai cru que j'allais lâcher prise mais j'ai gardé espoir en sachant que je ne voulais pas t'abandonner de cette manière.
Stiles- Je t'aime, Spencer. Ne l'oublies jamais. (Il me serre dans ses bras)
Spencer- Et moi encore plus.

Je me sens tellement bien dans ses bras. Je me sens tellement rassurer, protéger, moins seule. Mais je culpabilise. Je culpabilise de savoir qu'il se sent mal de ne pas m'avoir retrouvé et ça me fait encore plus mal quand il me dit qu'il est désolé, ça renforce ma culpabilité. Je me sens peut-être bien mais je me sens quand même mal. J'ai un poids en moi que je n'arrive pas à supporter, je ne sais pas comment m'en défaire. C'est comme quelque chose qui me compresse la poitrine et qui m'écrase de plus en plus chaque seconde qui passe. Mais grâce à Stiles, cette compression ce stoppe mais elle ne diminue pas. C'est comme si deux murs menaçaient de m'écraser entre eux mais que Stiles joue le rôle de la barre de fer qui me maintient en vie à quelques centimètres près mais que si elle vient à lâcher prise et bien on mourra tout les deux compresser contre les deux parois. Je suis quand même tellement contente d'être resté en vie en me disant que je reverrai ce garçon qui sait me rendre heureuse juste en étant à mes côtés et en me soutenant quand j'ai un problème. Je l'aime. Je pense que je l'ai tout de suite aimé à la minute où j'ai pausé les yeux sur lui. Et je l'aimerai pour toujours et à jamais.

On s'en sortira? Tome 2Où les histoires vivent. Découvrez maintenant