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Leo Messi.


                 Paulo joue, silencieux. Je me mords la lèvre et me lève, installant mes fesses sur le siège à côté du sien. J'attrape son téléphone et le verrouille, le rangeant ensuite.

« Oui ?

-Je ne t'en veux pas, Paulo. Je t'assure que je ne t'en veux pas. Tu... Je suis juste étonné que tu es pu pensé que j'étais capable de te frapper.

-Je suis vraiment désolé. »

                 Je l'attrape par les hanches et l'assoit sur mes genoux, l'embrassant. Mes pouces caressent ses hanches alors que ses bras passent autour de mon cou. Quand on commence à manquer d'air, je le repousse un peu, lui souriant. Je caresse, amoureusement, sa joue et il glisse sa tête dans mon cou. Je lui frotte le dos.

                 La porte du jet s'ouvre et j'attends que Paulo se calme, restant à ses côtés. Quand il réussi à calmer ses tremblements, il se lève et on sort. Un soleil de plomb nous accueille. On descend les quelques marches et je prends un selfie de nous deux. Paulo attrape mon téléphone et va sur Instagram. Il poste la photo et rajoute la légende :

« With my man ❤ #loveyou #couple #neverletyoudown #myman »

                 Il se tourne vers moi et je souris et attrape le téléphone et change « my man » par «my love » puis poste la photo. Plus direct comme annonce, on meurt. On sort de la piste et traverse l'aéroport rapidement, accompagné de la sécurité.

                On entre dans le grand appartement de mon petit ami. Il se laisse tomber dans le canapé alors que je me dirige vers sa cuisine. Je suis déjà venu lui rendre visite à Turin, je connais son appartement.

"Bébé ? Tu as envie de quoi ?

-Pâtes.

-On est en Italie. Pourquoi n'y ai-je pas pensé ?"

                 Je l'entends rire et je sais qu'un sourire niais irradie mon visage. Comme à chaque fois que je l'entends rire. Je commence à préparer le repas.

               Paulo revient, visiblement contrarié par un appel.

"Tout se passe bien ?

-Pourquoi tu m'as menti ?"

               Je sens mon coeur commencer un marathon à lui tout seul.


Paulo Dybala.


               Je raccroche, me mordant la lèvre, légèrement. Je soupire et rentre, lâchant sa lèvre.

"Tout se passe bien ?

-Pourquoi tu m'as menti ?

-Quoi ? Mais de quoi tu parles ?

-De ta soudaine envie de m'accompagner, Léo !

-Je suis venu parce que je t'aime !

-Ne dis pas ça ! Ce n'est pas vrai ! Tu ne m'aime pas comme moi je t'aime !

-OK, dis-moi avec qui tu étais au téléphone.

-A quoi ça servirait ?

-DIS-MOI AVEC QUI !!"

               Je fais un pas vers l'arrière alors qu'on est face à face.

"Bébé, s'il te plaît : parles moi. Je ne pourrais pas vivre comme ça, avec des cachoteries.

-Et moi, tu crois que je vais supporter de vivre avec un menteur ?

-Je ne t'ai pas menti, Paulo. Je t'aime. Tu es la personne que j'aime le plus au monde après ma famille."

               Je fronce les sourcils. "Après ma famille". L'expression tourne en boucle dans ma tête alors que ma mâchoire se contracte. Il s'approche et je repousse son bras quand il approche sa main de ma joue, les sourcils froncés.

"Paulo, qu'est-ce qu'il y a, encore ?

-Après ma famille.

-Quoi ?

-Tu as dit : tu es la personne que j'aime le plus au monde après ma famille. Je suis quoi pour toi, au juste ?

-Paulo, t'as juste mal compris.

-J'ai mal compris ? Bien sûr ! C'est toujours plus simple de mettre ça sur mon dos ! Tu sais quoi ? Je commence à penser qu'il avait raison. Ca m'écorche la bouche de le dire mais Ronaldo avait raison. Je suis un pion pour toi. Juste une passe. Un amusement."

                 Je sais que des larmes remplissent mon regard et je me détourne, ne voulant pas craquer devant lui. Je m'approche de la baie vitrée. Rapidement, je l'entends s'approcher.

"Pars, Léo. J'aimerai rester seul. J'en ai besoin. Va chez Gonzalo ou à l'hôtel mais pars.

-Non, Paulo. Je ne te laisse pas.

-Pourquoi ? Pourquoi l'amour est-il si compliqué ? Pourquoi est-il toujours à sens unique !?

-JE T'AIME, OK ?

-Arrêtes de dire que...

-Tu crois que j'aurais officialisé notre relation si je ne t'aimais pas, Paulo ? C'est ce que tu penses ? Que tu es un pion à mes yeux ? Donnes moi ton téléphone, bébé.

-Bien sûr que je suis un jeu à tes yeux ! C'est tellement évident ! Et je garde mon téléphone."

               Il attrape mon téléphone et le déverrouille alors que je tente de le récupérer. Il lève le bras et regarde le dernier appel. Je vois un froncement de sourcils assombrirent son visage.

"Tu avais raison. Je ferai mieux d'aller à l'hôtel.

-Attends, Léo...

-Non, Paulo. Appelles Ronaldo, peut-être qu'il saura comment te rendre heureux, lui."

✔️ Tant qu'il y a de l'amour [Léo Messi x Paulo Dybala]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant