Chapitre 18

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Chapitre 18

J'ai failli m'aplatir comme une crêpe hier soir. Je n'avais plus une once d'énergie en moi. Je me suis couché tôt et je viens tout juste de me réveiller, je ne sais même pas l'heure qu'il est. Même si j'ai appris que P'Pha ressent la même chose que moi, je n'ai pas la force d'appeler Ai'Ming. Je vais le laisser deviner tout seul.

J'ai vraiment envie de me donner des petites tapes sur le visage pour m'assurer que je ne suis pas encore en train de rêver.

Il m'aime ! Il m'aime ! Il m'aime depuis le lycée... alors que j'étais encore moche au possible.

Vibre vibre vibre

Le vibreur de mon portable m'oblige à arrêter ma danse intérieure. L'écran montre un numéro inconnu et pour couronner le tout il est encore super tôt. Qui c'est ? Je décroche alors que je suis toujours affalé sur le lit, les yeux fermés.

« Hmm... », je marmonne.

« Ouvre la porte. »

Ce ton autoritaire ne peut appartenir qu'à une seule personne. Et on dirait bien qu'elle se trouve juste devant ma porte.

P'Pha...

« Ouvre s'il te plaît. »

J'ouvre immédiatement les yeux et regarde ma porte sous le choc (c'est encore pire que de tomber nez à nez avec un fantôme). Ce n'est pas le fait qu'il se tienne devant ma chambre qui me surprend le plus, mais le fait qu'il n'a rien trouvé de mieux que de venir alors que je suis tout sauf présentable.

« Je vais enfoncer la porte si tu viens pas m'ouvrir. »

Ok, j'abandonne. Oublions ma tête pour le moment. Je me lève ouvrir la porte à moitié réveillé. Dès que c'est fait, l'aura du grand et magnifique P'Pha me percute les globes oculaires. Je commence à me demander si c'est sa chemise d'une blancheur impeccable ou son aura flamboyante qui achève de me réveiller.

Mon odorat peut supporter la délicate odeur de son parfum, par contre concernant la vue, c'est une autre histoire. Du coup, je reste cloué sur place.

« Pousse-toi. »

Il me bouscule légèrement pour rentrer.

« Attends ! Elle est à qui cette chambre ? », je me plains. P'Pha, qui est fin prêt pour aller en cours, se contente de s'asseoir sans aucune gêne sur mon lit et se met à secouer mon oreiller dans tous les sens. « P'Pha... »

Il lève la tête et me regarde droit dans les yeux, « Continue de m'appeler comme ça, j'adore ça. »

« Ne change pas de sujet. », je me poste juste devant lui, « Pourquoi tu te dépêches pas d'aller en cours ? Yo veut encore dormir. »

« Il est trop tôt. », P'Pha n'arrête pas de triturer mon oreiller.

Je me tourne en direction de ma table de nuit où se trouve mon réveil qui indique 6h du matin. Il est déjà prêt à une heure pareille ? Il ne commence pas les cours avant 8h30.

« Et qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ? Pourquoi tu restes pas dans la tienne ? », je me frotte les yeux.

« Je me sens seul. »

P'Pha lève un de ses sourcils. Et c'est tout, pas un sourire, rien. C'est évident qu'il est en train de se moquer de moi. Pour toute réponse, je reste bouche bée. Seul, mon cul !

« T'as l'air fatigué, viens dormir. »

« Comment tu veux que je dorme alors que quelqu'un se trouve dans ma chambre ? »

Je La vois la nuitDes histoires addictives. Découvrez maintenant