"J'ai tué quelqu'un", répète Aurore. "Et j'ai besoin d'aide pour me débarrasser du corps."
Merde. Merde! Si j'accepte, je passe de psychologue à complice d'un crime. Si je refuse, je passe de psychologue à honte publique largué par son petit ami. Je n'ai plus de choix, préférant un crime auquel je peux échapper à une mort certaine. Ou en tout cas, une mort de tout ce que je connais et tout ce que j'aime.
"D'accord", j'acquiesce, mais cette fois-ci, je suis en contrôle de moi-même.
Je devrais regretter, et une partie de mon cerveau me le supplie. Mais les secondes passent et se transforment en minutes, qui par le silence qui les caractérise finissent de signer ce pact avec le diable devant moi.
"Alors, allons-y." Aurore sourit, mais pour la première fois je vois quelque chose derrière ce sourire qui ne lui correspond pas. De la crainte. "Collègue" continue-t-elle en me faisant un clin d'œil ridicule. "Il y a une tenue sur votre bureau, pour éviter que vous puissiez vous tâcher avec du sang. Changez-vous, je vous attends dehors, je ne veux vraiment pas voir ça. Le cadavre est à une quinzaine de minutes d'ici."
"Et toi?" Je m'inquiète, mais je ne suis pas sûr si c'est pour moi ou pour elle.
"Ne vous en occupez pas."
Elle pointe une petite valise rose bonbon qui contient sûrement une tenue de rechange, la prend dans la main, et sort.
Une fois changé, j'ouvre la porte, et je la vois de dos, dans ma salle d'attente, en train d'enfiler une robe rouge bordeaux. Soudain, je découvre quelque chose. Son dos. Il est couvert, de haut en bas de cicatrices, avec quelques hématomes, constellations violacées dans un univers extrêmement pâle. Mon pied craque contre le parquet, et je me rends compte que je l'observe depuis un moment, ce qui n'est absolument pas correct. Elle m'entend aussi, saisit un magazine de la salle d'attente, et le lance en direction de mon visage.
"Bien", dit-elle en s'efforçant de garder son calme, même si je vois que quelque chose cloche, autre que sa folie générale. "Je vous aviserais de ne jamais me regarder comme ça, si vous tenez à ce que votre vidéo soit gardée entre nous."
"Excuse-moi, Aurore, c'est juste que j'ai vu tes cicatrices et.."
"Assez parlé !" s'exclame-t-elle "Nous avons un corps à cacher, je vous le rappelle."
D'une certaine manière, je ne sais pas de quel corps elle parle. Du sien, ou de celui qu'elle a tué.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Hello! J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, notamment en laissant un commentaire, parce que c'est assez compliqué de savoir ce que je fais bien et ce que je peux améliorer, ou d'avoir votre avis sur les personnages, si personne ne commente.
Voila, c'est tout pour moi.
Zoubis,
Et n'oubliez pas,
nous ne sommes qu'un mélange d'atomes.
:)
VOUS LISEZ
AURORE
Mystère / ThrillerUn enfant. Un psychologue. Un mort. La manipulation est un jeu dangereux, meurtier même. Mais ça, Aurore le sait très bien. Sauf que moi, Étienne, je n'avais pas conscience du monstre terré sous son sourire parfait. Et du pouvoir qu'il avait. À pré...
