Une relation entre une jeune femme à peine dans la vingtaine, et un homme qui va sur sa quarantaine, peut-elle être bien vu ?
Surtout si ces deux personnages se cachent derrière un mur de secret ?
***L'interdiction formel du plagiât est toujours d...
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J'étais assise sur une terrasse dans le quatrième arrondissement, tournant la cuillère dans le café posé face à moi que je n'avais même pas bu. Je n'étais pas rentrée la veille car la soirée d'une de mes camarades de classe s'était terminée un peu trop tard. J'avais l'humeur en compote et une gueule de bois insupportable. Mon amie Camille était assise face à moi, une cigarette coincée entre l'index et le majeur.
-Jacob va être énervé qu'on ne soit pas avec lui. Dit t-elle en fumant peut-être sa troisième cigarette maintenant.
-Je m'en fous un peu de ses états d'âmes là.
-Blake ! C'est ton anniversaire, et il attends ça depuis super longtemps maintenant.
-Quand j'ai dis « Je m'en fous », je m'en foutais vraiment Camille.
-D'accord. Mais sache qu'on ne va pas s'éternisés ici. J'ai besoin de sommeil.
-Tu peux rentrer, je ne te retiens pas.
-C'est quoi cette humeur de merde putain ! S'énerva t-elle.
-C'est mon anniversaire Camille, et tu sais pertinemment ce que ça veut dire.
Une année de plus, une année en moins sur le calendrier du futur mariage Mitchell-Liverpool.
Je soupirais d'exaspération et me levais de la chaise en posant brutalement un billet sur la table. Je n'aimais pas cette fille que j'appelais mon amie. Camille. C'était en réalité une amie de Jacob, et elle restait à mes côtés comme pour me surveiller, elle était un peu ma baby-sitter, mon chaperon. Et j'en avais sincèrement ma claque d'être suivie partout où j'allais comme une gosse de six ans.
Je marchais dans les rues parisiennes en m'excusant auprès des personnes que je bousculais sur mon passage, puis tournai la tête un instant, sans être surprise de voir Camille, marcher un peu plus loin derrière moi. Aucune discrétion. Les bras croisés sous ma poitrine, je marchais plus vite en faisant intentionnellement exprès de tourner dans les petites ruelles qui me menaient dans des rues noires de monde, car celles-ci possédaient le plus de magasins et restaurants.
Je tournais à nouveau la tête, et remarquais que Camille n'était plus derrière moi. Tant mieux...
-Joyeux anniversaire bébé. Entendis-je dans mon oreille.
Je sursautais de surprise sans même me retourner. Mon souffle s'arrêta pendant quelques secondes dans ma gorge tandis que j'essayais de visualiser la chose à nouveau. C'était sans fin, ce n'était pas un cauchemar, mais une réalité sans fin. Il était partout, j'avais la sensation de constamment suffoquer. Je n'eus même pas besoin de me tourner que Jacob se posta face à moi, sa cigarette entre les lèvres, un large sourire aux lèvres. Ses cheveux châtains commençaient à légèrement tirés sur le brun, et ses yeux clairs ne reflétaient que de l'amusement.