11 -| Ill, because of those crazy people, Part 1

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New York
Blake Mitchell
21/11/18
09h05

⚜️«It's not the craziest thing ever»⚜️

Je penchais ma tête un peu plus en avant et regardais une dernière fois mon maquillage

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Je penchais ma tête un peu plus en avant et regardais une dernière fois mon maquillage. Parfait. J'avais opté pour un maquillage léger ce matin, ainsi qu'une tenue classe et basique, mais toujours aussi élégante. À présent que j'étais une femme de la société, je me devais de reprendre un minimum de la classe que j'avais par le passé. Je lissais d'une main mon long manteau noir, ma mini-jupe beige ainsi que mon haut manche longues de la même couleur, avant de tourner en rond sur mes bottes en daim marron Jimmy Choo qui m'arrivait juste en dessous des genoux. Je me souvins comment je m'étais battue comme une façonnée pour obtenir la dernière paire de cette chaussure à la fois magnifique et confortable. La vilaine époque...

-Ne vous inquiétez pas mademoiselle, vous êtes magnifique !

Je me retournais face à l'homme qui passa en coup vif dans la rue et fis inconsciemment des bruits bizarres avec ma bouche quand je compris ce qu'il venait de dire, avant qu'il ne me lance un clin d'œil et qu'il ne grimpe dans sa Porsche dernier cri. Je devais vraiment être redevenue moi, je me faisais même draguer dans la rue à nouveau.

«De toutes façon tu n'es qu'une allumeuse Blake saloperie Mitchell !»

Mon sourire s'éteignit immédiatement. Je fermais fortement les yeux un instant, serrais les poings, puis les rouvrit en relâchant un souffle de frustration. Depuis que j'avais croisée cette femme dans la rue qui m'avait évoquée le nom de ce connard de Jacob Liverpool, j'avais constamment des flashs de nos anciennes disputes, ou encore des insultes qu'il me balançait à longueur de journée. Je baissais la tête et laissais mes yeux admirer la Porsche du jeune homme se lancer dans les bouchons New-yorkais. Il était classe dans son costume bleu, des cheveux châtains, des souliers noirs, une allure de vainqueur. Une autre copie conforme de Jacob. De toute façon, je n'avais pas à être surprise qu'on me sorte ça aussi simplement, j'étais debout en plein milieu de la rue en train de me regarder dans la glace d'un magasin de luxe, au lieu de me dépêcher pour mon premier jour. Quel conne vraiment.

Je repris mon chemin ne coinçant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Et oui, je les avais lissés, et j'espérais fortement qu'il ne pleuvrait pas aujourd'hui, car j'en avais sincèrement marre de me recevoir des gouttes sur la gueule à chaque fois que je faisais un pas dans cette satanée ville. La société McCartney n'était qu'à quelques mètres encore de moi, et lorsque j'arrivais face au bâtiment, je pris une grande inspiration en levant les yeux vers lui, prête à tout recommencer.

-Tyra Banks !

Je tournais la tête vers la voix grave qui venait de résonner derrière moi. Kyle arrivait en ma direction, une chemise en cuir noir entre les mains, son corps musclé et viril emmitouflé dans une grosse doudoune d'hiver. Je lui souris en le suivant à l'intérieur du bâtiment. Nous saluâmes la jeune femme qui était à l'accueil, Géraldine, et prirent la direction des escaliers alors que le brun me racontait sa fin de soirée. Son copain avec qui il vivait depuis maintenant six mois, lui avait fait une crise car il était sorti avec nous samedi soir sans l'avoir invité. Kyle m'expliquait à quel point il avait été éberlué par sa réaction et l'ennui qui s'était soudainement dégagé de leurs relations.

MaxwellDes histoires addictives. Découvrez maintenant