J'étais allongée dans une petite robe pourpre, une jambe légèrement relevée et les mains sous tenant ma tête, dans ce parc en pente parsemé de fleurs blanches dont je ne connaissais pas la variété et j'observais ce ciel, éclairé par les nombreuses étoiles qui nous observent toutes la journée et que nous pouvons enfin retrouver le soir, très tard.
J'avais décidé de mettre fin à mes jours.
Cette décision n'avait pas été engendrée par un événement dramatique qui aurait pu m'arriver, je trouvais juste ma vie si fade et inutile.
J'avais beau essayer de chercher des passions ou des objectifs je me lassai si facilement et perdais petit à petit la patience de cette chose qui ferait battre mon coeur d'excitation ou faire couler mes larmes de frustration et de colère.
J'avais, comme tout être humain, besoin de cet essence mais ne parvenais pas à la trouver.
J'ai donc décidé après y avoir longuement réfléchi, que cette vie ne me convenait pas et que peut-être un jour, une autre vie saurai me convaincre que j'étais bonne à quelque chose et que mon existence n'était pas vouée à l'éternelle ennui et insatisfaction.
J'avais conscience que je n'étais pas la seule à chercher cette reconnaissance personnelle et que la quête de réponses existentielles comme « Pourquoi suis-je né.e» ou encore « En quoi suis-je utile, aurais-je un impact sur ce monde» ne m'était pas réservée.
Pourtant, les gens arrivaient facilement à vivre avec, ou du moins, à le cacher. Pourquoi donc serai-je incapable de résister à un tel vide?
Je considère que je me suis assez posée la question et à cause de cela mon esprit est sans cesse submergé de fragments de réponses tirés de plusieurs livres ayant pour thème la vie, la mort ou encore l'amour.
Et pourtant je n'ai jamais connu le grand amour, il y avait bien ce collègue avec qui nous échangions des regards malicieux.
Seulement je ne me sens plus capable de démarrer quelque chose de neuf.
Cela à toujours été mon but mais désormais je me sens vidée par ce trou qui comble mon coeur.
Je prend aujourd'hui conscience que ce qui faisait battre mon coeur été cette peur, cette colère, ce vide.
C'est plutôt ironique mais, pour faire cette recherche de connaissances et de passion, j'ai dû être poussée par cette infinie insatisfaction. Cela m'a donc donné un but que je le veuille ou non.
Ce soir-là, un homme dont la carrure me semblait familière faisait ce qui s'apparentait à un footing.
Je le voyais mettre toutes ces forces dans cette activité qui devait l'exciter. Je l'enviai.
Je relevai la tête pour l'observer courir et suivre le chemin qui devait ensuite faire le tour de mon petit champ de fleurs.
Lorsqu'il arriva à ma hauteur, il ralentit et, éclairé par l'un des rares lampadaires de cet endroit, je reconnu mon collègue.
Il s'arrêta et s'approcha en étirant ses membres.
Il me regarda longuement et esquissa un sourire des plus charmant.
Enfin il me dit, un sourire malicieux en coin:
«Qu'est qu'une rose comme vous faites entourée de ces chrysanthèmes au beau milieu de la nuit?»
Cet homme transpirant ne m'aurait sûrement pas remarquait si ces fleurs n'avaient pas mises en valeur le rouge de ma robe.
Soudain, une goutte tomba en entre mes deux yeux, nous allâmes ensuite nous réfugier sous l'un des toboggans de ce parc car une averse nous surprit.
Nous eûmes des regards gênés et des petits sourires en coin.
Après cela il me proposa un dîner, un soir durant la semaine.
J'avais décidé de me suicider, mais je pense que je vais attendre encore un peu pour laisser une dernière chance à la passion.
FIN
Bonjourrr, est-ce que cela vous a plu?
J'ai l'impression que mes histoires sont un peu toutes dans le même thème, mais j'ai encore de la ressource.
J'ai personnellement envie d'explorer de nouveaux thèmes et styles tout en gardant ma petite patte à moi,
on verra bien comment je m'en sort par la suite! ;)
Merci de l'avoir lu, à bientôt!
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Fleurs
OverigCes "one shot" montrent que les fleurs sont toujours présentes lorsqu'un lien est crée, ou rompu.
