Quatre-cent-quinze heures

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Le couple : Modern Ivar x lectrice (Y/N = your name = ton nom) - Bon, techniquement il n'y a plus de couple... Du coup...

Les intervenants de ce chapitre : Modern Ubbe x lectrice

Remarques : Pardonnez l'absence d'Ivar dans ce treizième chapitre, je vous promets que vous le retrouverez au quatorzième (je ne vous promets pas le bonheur par contre...)

Toute la première partie, jusqu'à ce que la lectrice et Ubbe se rencontrent est très personnelle. J'ai mis beaucoup de moi et de ce que j'ai pu vivre, ressentir et expérimenter lors d'une rupture qui m'a dévastée, alors que je devais avoir à peu près l'âge que j'attribue à la lectrice.

Un grand, tout grand merci à Loki_Wolf19 pour avoir accepté de relire ce chapitre et avoir su calmer mes doutes 💖

Le gif, posté originellement sur Tumblr, appartient à effinubberagnarsson.

Résumé : En rentrant du travail, la lectrice rencontre Ubbe. Ils vont avoir tous les deux une discussion qui va permettre à la lectrice de comprendre certaines choses.

Avertissements : angoisse, jurons

Mots : 3446

Tu éteins ton ordinateur, attrapes ton sac et traverses l'open space désert

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Tu éteins ton ordinateur, attrapes ton sac et traverses l'open space désert. À l'exception de ton patron, enfermé dans son bureau, ça fait déjà longtemps que tout le monde est parti.

Pas toi. Depuis dix-sept jours, dix-sept putains de jours, tu fais des heures supplémentaires à la pelle. Non pas que tu sois très efficace, mais au travail, au moins, tu arrives à ne pas pleurer.

Avant de franchir la porte, tu glisses tes lunettes de soleil oversize sur ton nez. Au moment où tu poses un pied dans la rue, les larmes coulent déjà librement, inondant tes joues et traçant leur chemin jusqu'à ton cou.

Tu te mets en mode pilote automatique, baisses la tête, rentres les épaules, et prends lentement la direction de ton appartement.

Dix-sept jours. Quatre-cent-huit heures. Ou plutôt – tu jettes un œil à ta montre – quatre-cent-quinze putains d'heures depuis que ton monde s'est écroulé, depuis que ta vie a volé en éclats.

Dix-sept jours que tu ne manges pour ainsi dire pas. Dix-sept jours que tu fuis le sommeil. Pour ne pas avoir à affronter la réalité à ton réveil. Parce que tu n'en peux plus de prendre, chaque matin, un nouveau train dans la figure.

Dix-sept jours que tu ne vis plus. Dix-sept jours que tu ne vois personne, à l'exception de Liv. Parce qu'elle ne te laisse pas le choix.

Dix-sept jours que tu vis comme un robot. Tu te douches et tu pleures. Tu pars au travail et tu pleures. Tu travailles. Tu rentres chez toi et tu pleures. Tu retrouves Liv et tu pleures.

Sans erreur possibleDes histoires addictives. Découvrez maintenant