C'est dans un mouvement automatique qu'elle se rendit sur le fauteuil en face de son professeur, telle une somnambule.
Elle avait tellement de questions à lui poser, tellement de points à éclaircir, mais pour une raison qu'elle ne connaissait pas rien ne sortait de sa bouche.
Voyant ceci, Jean décida de simplement prendre la parole en premier, permettant à la jeune fille de se calmer.
« Tu sais Alix, je ne suis pas du style à draguer mes élèves habituellement. Si ça se trouve, tu n'es venue que pour me crier dessus des injures pour avoir fait ce que j'ai fait. Mais, aux vus de ton silence et de ta venue en général, je suppose que cela ne t'a pas déplu ? »
Après quelques secondes de silence, Alix comprit soudainement qu'il attendait d'elle une réponse.
Alors, c'est en bégayant sous la rapidité de sa réflexion soudaine qu'elle répondit un simple « N.. Non. »
Voyant qu'elle semblait appréhender la discussion qui se déroulait, il soupira, conscient que la situation était suffisamment singulière pour mettre mal à l'aise n'importe qui.
Alors, il décida d'expliquer en premier ses pensées, laissant ainsi le temps à son interlocutrice le temps de réfléchir.
« Tu ne sembles pas être fâchée contre moi, c'est déjà ça... Mais tu dois avoir pas mal de questions, donc je vais essayer de répondre rapidement. Avant la semaine dernière, je ne t'avais jamais vue comme une fille à proprement parler, seulement comme une élève.
Mais, en te voyant sur badoo, je me suis rappelé que tu étais aussi quelqu'un, quelqu'un qu'on pouvait apprécier, enfin tu vois ce que je veux dire.
Et, lundi, j'avoue ne pas savoir pourquoi j'ai fait ça, mais... Je l'ai fait. Voilà ce qu'il en est. »
Bien que l'intention de base soit de lui faire gagner du temps, en plus de s'expliquer, Alix ne savait toujours pas quoi dire...
Cela voulait-il donc dire qu'il.. L'aimait ?
Mais, avaient-ils le droit de s'aimer ?
Perdue dans ses pensées, elle ne s'en rendit pas immédiatement compte, mais son corps, se mouvant sans se concerter avec son conscient, se leva du siège sur lequel il était assis, et se dirigea vers son professeur.
Les deux semblaient aussi étonnés l'un que l'autre de ce qu'elle faisait, et en l'atteignant, elle fit quelque chose qu'aucun des deux ne pensait possible.
À l'inverse du lundi, son corps sembla prendre sa revanche, et elle embrassa à son tour son professeur, qui étonné ne fis rien pour l'en empêcher.
Détachant quelques instants ses lèvres de celles de son élève, il bredouilla un « Mais... Je suis ton professeur, on ne peut pas... », décontenancé par l'attitude singulière d'Alix.
En effet, elle qui était si prude, si innocente, ne se reconnaissait pas dans ses actions guidées non pas par l'esprit, mais par le cœur.
Mais, comme on dit, le cœur à ses raisons que la raison ignore.
Ainsi, Alix se laissa aller, laissant son corps décider à sa place, et replaça ses lèvres contre celles de Jean.
Celui-ci, à son tour, se laissa aller, abandonnant la morale qui l'empêchait de laisser libre cours à ses sentiments.
Rendant alors son baiser à la femme qui se trouvait désormais à califourchon sur lui, il commença à passer une main sur la nuque d'Alix, et une autre dans son dos.
Le baiser qui au départ était peu prononcé commença peu à peu à se transformer en un ballet rythmé par les langues des deux participants, et bientôt ce ne fut plus la romance qui rythma leurs pensées, mais de l'excitation. Le pantalon de l'un commença à se tendre, tandis que la bouche de l'autre laissait échapper de petits gémissements dus aux caresses de la nuque.
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L'Effet Domino
RomanceROMAN ROMANTICO-EROTIQUE , PUBLIC JEUNE PASSEZ VOTRE CHEMIN Au lycée Amen , composé d'une vingtaine d'élève de terminales , des relations vont se créer; d'autres se détruire ,toute lié par un fil rouge qu'est la vague de ces relations se propageant...