Chapitre 14: Intrusion.

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Le lendemain matin, Théodore attendit son ami avec la ferme intention de discuter avec lui de ce qu'il s'était passé la veille.

Pourquoi donc avait il été pris d'une colère assez grande pour le mettre, lui, à la porte ?

Et il avait vite remarqué que frapper à la porte de cet appartement désormais commun pour lui ne servait à rien, personne ne semblant prêt à lui répondre...

Tout de même, pourquoi avait-il fait ça , sans même une explication ?

En proie à de nombreuses questions, il attendait patiemment que le principal intéressé arrive.

Mais il eut beau attendre, l'heure du premier cours arriva, et toujours aucun signe de son ami au lycée.

C'était singulier pour lui d'être en retard sans le prévenir, mais il avait peut-être oublié son téléphone après tout ?

À moins qu'il ne le boude encore...

Enfin, ça ne faisait que repousser le moment des réponses, et il finirait par savoir la vérité. Il en était certain.

Mais le premier cours passa, sans que ne soit arrivé son ami.

Puis le second.

Puis la matinée.

Et enfin, c'est en ayant enfin terminé les cours qu'il se rendit compte qu'il y avait un réel souci : un tel comportement, juste avant une absence, était-ce vraiment possible que cela soit juste une coïncidence ?

Non, il en doutait fortement.

Mais son ami avait peut-être juste besoin d'un jour de repos. Ça arrivait.

Il espérait tout de même le voir le lendemain.

Le lendemain arriva finalement, après un temps qui semblait à ses yeux plus long qu'une soirée normale. Peut-être était-ce le fait de s'inquiéter pour ce con qu'était son ami.

Mais il eut beau attendre, son ami n'arriva pas non plus.

Ni ce vendredi, ni même le lundi, et le mardi et le mercredi ne firent pas exception à son absence.

Cette fois-ci, ce n'était plus vraiment la frustration qui habitait le corps et l'esprit de Théodore ; non, c'était de la peur.

Son ami aurait-il fait une connerie ? Pourquoi ne répondait-il a personne ici, et pourquoi n'avait-on pas de nouvelle de lui s'il n'y avait aucun souci ?!

Alors, en sortant des cours de ce mercredi, il prit le même chemin qu'une semaine auparavant, désormais seul. La seule autre différence était que son sac était légèrement plus lourd, le poids de l'objet emprunté à son amie Fiona se faisant ressentir.

Il l'avait pris comme précaution, mais avais peur de devoir l'utiliser...

C'est anxieux qu'il attendît que le trajet se fasse, et une fois arrivé à proximité, c'est d'un pas d'abord rapide, puis courant carrément qu'il se précipita chez son ami, une semaine après avoir dû de force quitter les lieux.

En arrivant finalement devant la porte du bâtiment, il fouilla sa mémoire à la recherche du digicode, avant de s'engouffrer rapidement dans le hall une fois celui-ci composé.

Grimpant les marches deux à deux, il se retrouva rapidement au second étage où se trouvait l'antre dans lequel il devait logiquement trouver Simon.

Mais en arrivant devant la porte, il ne sut pas quoi faire. Taper sur la porte, comme la semaine passée ?

Non, c'était le meilleur moyen de se faire éjecter de l'endroit par des voisins.

Envoyer un message afin qu'il lui ouvre ?

Il ne répondait pas à ses messages, alors à quoi bon ?

Chercher un double des clés ?

Sauf que le couloir était vide...

Alors, la mort dans l'âme face à ce qu'il allait devoir faire, il sortit de son sac le matériel emprunté à Fiona...

Et commença à crocheter la serrure.

Il ne voulait vraiment pas en arriver là, de base, étant moins doué que son amie.

Mais pour rentrer, il n'avait plus le choix.

Alors, c'est en essayant d'être le plus discret possible qu'il chercha à actionner le verrou de la porte, se crispant à chaque cliquetis.

Mais soudainement, il se retrouva happé à l'intérieur de l'appartement, sans comprendre comment :

C'est en voyant Simon au-dessus de lui qu'il comprit qu'il avait ouvert la porte, par hasard ou en entendant les cliquetis.

Mais, à l'air surpris de celui-ci, et au casque vissé sur ses oreilles, il comprit que ce n'était qu'un hasard il avait pu le rencontrer de cette manière.

Alors, il lui sourit, content de le revoir.

Mais ce dernier se retourna rapidement, et aux vus de la direction qu'il prenait, Théodore était certains que Simon allait d'un instant à l'autre courir pour se réfugier dans sa chambre !

Et là, tout serait perdu.

Alors, mue d'un instinct qu'il se découvrait, et ayant soudainement l'impression d'avoir une chevelure argentée, il agrippa la jambe de celui qui s'apprêtait à le fuir, et au même moment, lâcha un : « Attends ! ».

Il sentait que sa proie tentait de s'échapper, mais il resserrait sa prise autour de son mollet, l'empêchant de partir.

Alors, il continua de lui parler, cherchant à comprendre : « Mais putain mec, pourquoi t'essaies à ce point de me fuir ? »

Il ne s'attendait pas réellement à une réponse, aussi fut-il surpris quand son interlocuteur le regarda, les larmes au bord des yeux, avant de lui balancer au visage une flopée de noms d'oiseau.

Et, pendant que les premières larmes coulèrent de ses yeux, il lança une seule phrase : « De tout. Te façons, tu ne m'as jamais aimé ! ».

Ne comprenant pas ce qu'il se passait, Théodore laissa sous le coup de la surprise sa poigne se relâcher, et c'est en voyant Simon se dégager qu'il comprit qu'il devait absolument le rattraper avant qu'il atteigne sa chambre.

Alors, se levant rapidement, il se jeta sur lui alors qu'il allait fermer la porte, le plaquant contre le lit.

Il ne pouvait désormais plus esquiver les questions...

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⏰ Dernière mise à jour : Dec 28, 2019 ⏰

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