Chapitre 15 : Mme White

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Je vais faire un chapitre plus long et élaboré, dites moi si vous aimez ce format de chapitre ou si vous préférez comme avant.

Margaux White voulait me parler a la fin du cours. Pourquoi ?

Était-ce par apport à mon travail ? Au fait que je sois nouvelle élève ? Au fait que je sois timide ?

Alors que Alexandre quitta la salle en dernier, elle ferma la porte derrière lui d'un geste rapide et léger, et alors elle se retourna vers moi et me regarda un instant.

Je la regardais moi aussi. Elle était un peu plus grande que moi. Elle avait de beaux cheveux courts et blancs, et elle avait une robe noire cintrée de la marque Agnès B.

Sans rien me dire, elle me contourna et se mit près de son bureau, devant le tableau, et me fit un petit sourire.

-Jessica, je tenais à te parler par apport à ton travail.

Elle disait cela en ne me quittant pas du regard. Voulait-elle me scanner ?

Son attitude observatrice avait tendance à me déstabiliser, moi, Jessica. Alors je ne répondis rien, en face d'elle.

-Le thème de ce travail était l'horreur. Et, après avoir bien examiné ton dessin, j'ai remarqué qu'en fait, tu t'étais dessinée toi même, utilisant de la craie et des pastels noirs. Ce n'était pas évident au début, tes traits étaient déformés, flous, mais je t'ai reconnue, tout de même.

Alors je reculais un peu, mon regard fuyant le sien. Moi, Jessica ? J'agissais de manière pathétique. Je devais me ressaisir.

Cette fois ci, je ne jouais pas le personnage timide que j'avais l'habitude d'être. Cette fois ci, j'agissais de la sorte naturellement. Je n'aimait pas ce qu'elle me disait.

Elle avait interprété mon dessin. J'avais fais ce dessin sans réfléchir. J'avais fais ce dessin dans le but qu'il soit beau, mon âme avait parlé pour elle même et avait exprimé des choses que je ne voulais pas.

-Sûrement, lâchais-je rapidement.

Alors elle ne me quittais pas du regard, plissant les yeux. Elle tourna alors le visage vers la grande fenêtre, regardant l'extérieur du lycée de loin.

-D'habitude, je ne met jamais de 20. Mais ton dessin était la chose la plus honnête et crue que j'ai vue en terme de dessin. C'était une représentation de quelque chose de vrai, de sauvage, de réel.

Je ne disais rien, l'écoutant parler, la regardant, gênée. A quoi avais-je joué ?

Avec ce dessin, elle aurait pu trouver une partie de mon secret. Je ne m'étais pas rendue compte que je m'étais livrée, trahie, sur cette feuille de papier blanc.

Alors elle détourna son regard de la fenêtre, alors qu'un nuage passant devant le soleil rendait le ciel légèrement plus sombre. Elle se concentra de nouveau sur moi.

-Jessica. En tant que professeure, je te demande une chose. Si tu as besoin de parler, fais le. N'hésite pas. Tu peux me faire confiance.

Margaux était intelligente. Sa manière de me regarder était différente d'avant, et surtout, elle semblait avoir vu en moi quelque chose de nouveau, quelque chose qui la captivait. Margaux White, froide, hautaine, s'était soudainement intéressé à mon personnage à cause de ce dessin.

-Merci Mme, dis-je simplement, voulant abréger cette conversation qui me mettait très mal à l'aise.

La recréation allait toucher à sa fin. Alexandre était-il parti ? Pourquoi le temps passait si lentement lorsque j'étais en sa présence ?

Qui mentira le mieux ?Où les histoires vivent. Découvrez maintenant