Soirée, Partie 3.

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Les invités quittèrent  ma maison rapidement, sans même m'accorder un seul regard.
Je me sentais inexistante. J'étais perdue, et déboussolée. J'étais seule, ignorée, humiliée par le monde.

Comment avaient-ils su ? C'était impossible. Même Mohammed n'était pas au courant. Comment savaient-ils pour mon trouble ? Pour le séjour ?

Je n'en parlait qu'à ma mère, et à mon père, avant. Personne ne savait que j'avais des troubles. Personne. Ce n'était pas de ma faute.

Je ne voyais plus personne autour de moi. Je voyais que la pièce se vidait, mais je voulais être seule. J'allais m'effondrer d'une minute à l'autre. J'avais dû mal à me tenir debout. J'avais dû mal à respirer.

Je ne savais pas qui était là et qui n'était pas là. Je ne savais pas qui me regardait et qui m'ignorait. Qui ?

Je sentais une main sur mon épaule. Je me retournais. Je voyais flou. Je cru reconnaître le visage de Hamdi.

-Je.. Veux.. Rester seule.. Articulais-je difficilement.

Je ne savais pas ce que je disais. Je ne savais pas ce qui se passait, si il m'avait répondu. J'étais en pleine crise. Je faisais un déni de tout. Du monde, des gens, de tout sauf de mon existence.

Margaux White m'avait reconnu en mon dessin. Je devais dessiner l'horreur, et je m'étais dessinée moi même, défigurée. Oui, j'avais peur. Peur de moi même.

J'avais connaissance de tout. J'avais connaissance qu'en ce moment même, je délirais. Mais en ce moment, j'étais seule, finalement. Difficilement, ne montais dans ma chambre et je m'allongeais encore habillée sur mon lit.

Flashback

J'ouvrais mes yeux. J'étais dans une salle blanche. Les murs comme le plafond était blanc.
J'étais allongée. Je n'arrivais pas à bouger. J'étais immobilisée par des liens à mes poignets.

J'étais paniquée. J'avais un appareil respiratoire sur moi. Je commençais à paniquer. Je commençais à respirer rapidement. Ou étais-je ? Pourquoi étais-je attachée ?

Je tournais mon visage, et j'aperçu le visage de ma mère. Elle ne me regarda pas avec amour, comme d'habitude, mais elle semblait plutôt ne pas me reconnaître.

Nos regards se croisèrent une seconde et elle détourna immédiatement le sien. Quelque chose n'allait pas.

Alors elle s'approcha de moi, et quelqu'un la rejoins. C'était un homme, blond, yeux vers d'age mur. On aurait dit un docteur.

-Bonjour Jessica. Tu as fais une crise. Tu es dans un hôpital.

Je ne savais pas de quoi il parlait. Je ne savais pas de quelle crise il parlait. Mais une chose était sûre, son hésitation sur le mot '' hôpital '' m'indiquait que je n'étais pas dans un hôpital normal. J'étais plutôt dans un hôpital psychiatrique.

J'avais passé une semaine la bas. Je faisais des test, des évaluations. Je répondais au questions sans savoir pourquoi j'étais là. Tout allait bien, dans ma vie. Tout.

A ma sortie, le regard de mes parents avait changé sur moi. On aurait dit qu'ils avaient peur. A la fois peur pour moi, et peur de moi. Oui, ils avaient peur de moi. Je ne savais toujours pas ce qui s'était passé. Eux savaient. Le docteur Matteo Jack savait.

Je me réveillais au milieu de la nuit, meurtrie, perdue, humiliée. L'humiliation que les Invulnérables m'avaient fait subir était sans égal. Je pensais réussir, et j'avais perdu. J'avais pensé un instant pouvoir les battre mais la situation s'était retourné contre moi.

Qui mentira le mieux ?Des histoires addictives. Découvrez maintenant