Bonne lecture 🤍.
IVY
Un léger bourdonnement me tira des profondeurs de l'inconscience, comme un écho lointain, une présence sourde traversant le brouillard épais de mes pensées. J'avais l'impression de flotter, suspendue entre rêve et réalité, chaque sensation me parvenant par fragments.
Puis, lentement, la douleur se réveilla. Elle était là, brutale, me traversant les côtes, les jambes, chaque centimètre de mon corps meurtri.
J'essayai de bouger, mais mon corps se heurta à quelque chose de rigide, me retenant fermement en place. Mes poignets me brûlaient, attachés dans mon dos. Il me fallut quelques secondes pour comprendre que j'étais assise, les bras enserrés derrière le dossier d'une chaise, incapable de m'en libérer.
J'ouvris les yeux, mais ma vue restait floue, ma vision se brouillant sous l'éclat d'une lumière crue qui se diffusait devant moi. Je pris une grande inspiration, tentant d'ignorer la panique qui montait en moi.
Mes yeux, peu à peu, s'adaptèrent à la lumière, révélant un espace vide et froid, les murs gris plongés dans l'ombre. C'était un endroit exigu, probablement un entrepôt ou un sous-sol, et tout y respirait le danger.
Au milieu de cette pénombre, trois silhouettes se découpaient devant moi. Elles se tenaient à une certaine distance, figées comme des statues, m'observant en silence. Je distinguai à peine leurs visages, à cause de cet éclat de lumière qui m'aveuglait, mais l'aura intimidante qu'elles dégageaient suffisait à faire monter une sueur froide dans mon dos.
Je déglutis difficilement, sentant ma gorge sèche et douloureuse. Tout mon corps tremblait, entre le froid qui se glissait jusqu'à mes os et la peur qui me paralysait. L'une des silhouettes fit un pas en avant.
-Enfin réveillée.
Mon cœur s'emballa, battant si fort que j'avais l'impression qu'il résonnait dans toute la pièce. Mon esprit se mit à tourner, les images de la poursuite, de l'accident et de la voix de ma mère s'entrechoquant dans mon esprit.
Isalia... Où était-elle ? Est-ce qu'elle avait réussi à s'échapper, ou avait-elle été capturée elle aussi ?
Et ma mère ?
Je voulais parler, leur demander ce qu'ils me voulaient, pourquoi ils nous pourchassaient, mais ma gorge nouée refusa de me laisser émettre le moindre son.
La silhouette qui s'était avancée se pencha légèrement, suffisamment pour que je distingue ses sourcils froncé, scrutant mon visage avec une froideur calculée.
Mon souffle se bloqua dans ma poitrine, et je sentis mes poignets se crisper contre les liens qui les maintenaient prisonniers.
-On va simplifier les choses, reprit-il, sa voix calme et pourtant tranchante. Où est la fille Mendoza ?
Une vague de panique monta en moi, et j'eus toutes les peines du monde à maintenir un semblant de calme.
Qu'est-ce qu'ils avaient tous avec ce nom ?
Je détournai le regard, essayant d'ignorer la brûlure de son regard insistant, mais il attrapa mon menton entre ses doigts, me forçant à le regarder.
-J'... J'en sais rien.
L'homme resserra sa prise, me faisant grimacer de douleur. Mon visage semblait pris dans un étau, et chaque mot que j'arrivais à prononcer se transformait en un murmure difficile, coupé par des sursauts de douleur.
-Arrête de mentir. On a perdu sa trace quand vous avez tenté de faire les superwomans à nous fuir, où est-ce qu'elle a pu aller ?
Les deux autres silhouettes, toujours en retrait, observaient la scène en silence.
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RomanceIvy, certaine d'être passé au dessus du plus douloureux chapitre de sa vie ne s'attends pas à ce que l'avenir lui réserve. Son avenir se nomme Marco Alcaraz, dangereux chef du Cartel des Razco. Deux âmes tourmentée. Des liens puissant. Une question...