Chapitre 13 : Appel de détresse.

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Ils arrivent à l'hôpital dix minutes plus tard, ils sont accueillis par Marianne.
Marianne : William ?
William : Ma femme a fait une tentative de suicide.
Marianne : Je m'en occupe.
William allait y aller quand Samuel le retient.
Samuel : Laisse t'es pas en état là ! Viens avec moi on va parler !
William(en culpabilisant) : J'ai raté quoi pour qu'elle en finisse ?
Samuel : C'est pas ta faute, tu pouvais pas deviner.
William : Pourquoi elle m'a rien dit ?
Samuel : Parce que c'est Aurore et qu'elle garde tout pour elle.
William : Je l'ai retrouvé inconsciente dans notre chambre, avec toutes ses boîtes de médicaments autour. J'aurai dû insister au lieu de partir comme un voleur.
Samuel : Elle t'aurait pas parler, je pense qu'elle souffrait plus que ce qu'elle disait et que c'est pour ça qu'elle a décidé d'en finir.
William : Je lui dit que je serai toujours là pour elle mais j'ai même pas été capable de voir qu'elle allait pas bien, elle a dû se sentir tellement seule.
Samuel : Elle était pas bien et elle a préférait en finir pour oublier sa douleur.
William : En plus avec notre dispute ça a du l'achever.
Samuel : Personne était au courant, même pas Martin ou Karim, t'as rien à te reprocher, rien.
William : J'en suis moins sûre que toi !
Samuel : Tu sais même si t'as une grande force mentale en toi, un jour tu finis par craquer et c'est ce qui s'est passé avec Aurore, son chagrin a prit toute la place dans son cœur et elle a voulu en finir. Mais en aucun cas c'est de ta faute tu pouvais pas savoir.
William : Depuis quand tu sais rassuré les gens toi ?
Samuel : Ecoute Aurore est mon amie, je tiens à elle moi aussi et si elle meurt je sais pas ce que je deviendrai.
William : Je sais.
Marianne arrive.
Marianne : On lui a fait un lavage d'estomac. Vous êtes arrivé en temps, quelques secondes de plus et elle y passée.
William : Elle va s'en sortir ?
Marianne : Je peux pas me prononcer pour le moment. Est-ce que votre femme avait des soucis en ce moment ?
William : Oui, mais je préfère pas en parler.
Marianne : Je suis au courant pour la mort de sa mère.
William : Vous pensez que la mort de sa mère et sa tentative de suicide sont liées ?
Marianne : Oui, parce que vu le nombre de cachet qu'elle a avalé, elle voulait clairement pas qu'on la sauve, elle voulait mourir.
William : Je peux aller la voir ?
Marianne : Si vous voulez. Mais je préfère vous prévenir, elle risque de vous en vouloir si elle se réveille.
William : Je sais mais je comprends pas pourquoi elle m'a rien dit.
Marianne : Ecoutez, je la connais pas personnellement mais ce que je peux vous dire c'est que certaines personnes se créent une carapace pour se protéger, il garde tout pour eux pour pas souffrir et le jour que cette carapace se fissure, ils perdent pied complètement et c'était le cas de votre femme. Le décès de sa mère l'a complètement anéantie.
William : Je sais, mais elle m'a dit que ça allait et qu'elle gérait.
Marianne : Parce qu'elle voulait pas vous demander de l'aide, elle avait honte d'avoir besoin de vous, elle arrivait plus à gérer toute seule et elle a voulu en finir. Mais surtout ne culpabilisé pas.
William : Merci Marianne.
Marianne : Vous pouvez aller la voir si vous voulez.
William : Merci beaucoup.
Il se dirige vers la chambre d'Aurore.
William : Mon amour, je sais pas si tu m'entends, mais j'espère que tu vas te réveiller, tu me manques, je suis rien sans toi, je te promets qu'à ton réveil, je prendrai soin de toi, je suis désolé pour tout, pour la dispute et tout le reste. Je t'aime tellement mon amour, reviens moi ! Tu peux pas me laisser, tu vas te battre pour moi et pour tout les gens qui t'aime.
S'en est trop William, il supporte pas de voir sa femme allongée dans un lit d'hôpital, reliée à des machines. Il éclate en sanglots dans les bras de son meilleur ami.

Le passé d'Aurore refait surface. Où les histoires vivent. Découvrez maintenant