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Chapitre 5 (Adams)

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Non content qu'ils aient tous fichus le camp, je me laisse tomber sur le canapé en évacuant mon stress d'un long soupir. La pression est tellement forte, que j'en oublie parfois qu'il faut que je me détende. Néanmoins, ça me permet aussi de rester lucide et tenter de ne pas faire n'importe quoi.

Quoi que pour le coup j'ai grave merdé cette fois. 

C'était moins une, lorsque j'ai entendu un éternuement au-dessus de ma tête, heureusement couvert par le bruit du moteur du van. Je n'ai pas pu me résoudre à dire à Max que j'avais embarqué la fille de la banque avec moi. Pourtant ce n'était pas l'envie qui m'en manquait, parce qu'on se dit tout, mais je me suis tu. Il m'aurait probablement secoué comme un prunier, parce que j'ai encore fait une énième boulette sans réfléchir aux conséquences. Puis il est parti avec pour seule discussion l'autre abruti qui a failli tout faire capoter. Il est clair que je n'en veux plus dans l'équipe et c'est Max qui a accepté ce gars. Alors à lui de s'en dépêtrer. Mais là, j'ai un grave problème à régler.

Putain, tu déconnes grave Adams !

Pourquoi je me suis embringué de cette nana ? Elle va m'apporter que des emmerdes, j'en suis certain. Et si Max vient à savoir qu'elle est ici, je ne donne pas cher de ma peau. Comme à mon habitude, je joue au con et voilà le résultat. De plus, quand j'ai remarqué qu'elle avait découvert la trappe juste au-dessus de nous, n'importe qui aurait pu découvrir le pot aux roses. Mais ces rapaces étaient trop préoccupés par ces liasses empilées devant leur nez. Attendant leur butin comme le saint Graal.

J'ai obtenu grâce à ça, un temps de répit, mais pour combien de temps ?

Bordel, qu'est-ce que je vais faire d'elle maintenant qu'elle est là ?

D'ailleurs, je vais la laisser mariner un peu avant de retourner là-haut. Ça me permettra aussi de réfléchir à tête reposée, avant de faire encore d'autres conneries énormes. Bien que j'aurais bien envie de continuer ce que nous avions commencé avant que Max m'interpelle. Elle était tellement réceptive que je suis certain que cinq minutes avec elle et elle me saute littéralement dessus.

La télécommande dans la main, j'allume le poste de télé et tombe directement sur le journal d'information. Pendant ce temps, je range mon dû    dans mon sac et le fourre sous le canapé. Ma cachette avant de m'en débarrasser, comme à chaque fois. Comme je m'y attendais, il parle du braquage de la banque et c'est ainsi sur toutes les chaines quand je me mets à zapper à tout va.

C'est tellement jubilatoire, putain!

Depuis des années, à faire ce que le monde attend de moi, il m'aura fallu tout ce temps pour me rebeller et bordel, ça fait un bien fou de faire chier directement les personnes concernées. Adieu le petit Adams docile et propre sur lui. Maintenant c'est un nouveau Adams et je les emmerde tous autant qu'ils sont.

De toute façon, ils vont récupérer leur sale fric grâce à l'assurance, alors autant en faire profiter ceux qui en ont largement plus besoin que tous ces culs serrés de la haute. Des vautours qui n'ont aucun respect pour le petit peuple qui en chie chaque jour pour survivre, pendant qu'eux se gavent du matin au soir sans bouger le moindre petit doigt. Ils sont écœurants. Répugnants.

" — Mais cette fois, les braqueurs ne se sont pas contentés de se servir et de disparaître. Ils ont également fait un otage. Vous confirmez, Gilles? Et connaissez-vous son identité ?

— C'est exact, Marie-Claire! Une femme qui se trouvait dans la banque a été effectivement prise en otage juste avant qu'ils ne quittent les lieux. Il semblerait que son identité soit connue par les autorités, mais nous n'avons pas encore pu avoir de nom. Nous ne savons pas s'il s'agit d'une cliente ou d'une employée. D'après mes informations, il s'agirait des mêmes braqueurs que les deux banques précédentes, mais jusqu'alors, il n'y avait à déplorer aucune victime. Il semblerait que cette fois, ils aient changé leur méthode...."

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