Un jour, il faudra

17 4 4
                                        

C'était un jour de Mars,

A l'aube du printemps,

Tombait, la pluie éparse

Comme des larmes de sang.


A ce grand rendez-vous,

Chacun était de blanc,

Venus de rien, de tout,

Se souvenir du temps.


Pour la plupart d'entre eux,

Ce fut l'enterrement,

S'éteignaient, leurs grands yeux

Qui me scrutèrent longtemps.


Mais le feu m'emplissait,

Car depuis cet instant,

Et pour ceux qui savaient,

Il renaissait, l'Enfant.


Notes de l'auteur :
Quoi de plus excitant que de commenter soi-même son propre enterrement ! Cela fait longtemps que je l'imagine vu de dessus, comme tout ce que je vois, où la foule serait habillée en blanc, par opposition sans doute à ce « qui doit se faire », sans doute à cause de mon esprit rebelle et mon refus des conventions.


Sur le toit du mondeDes histoires addictives. Découvrez maintenant