Nuit d'Orient

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Tes longs cheveux noirs sont pareils à la nuit

Qui, si chaude dans ton pays, m'a embrasé.

Tes yeux, tels deux étoiles guident mon esprit

Avant même qu'il n'ait choisi sa destinée.


Hanté par ton image, je ne sais qui je suis :

Jeune prince dans ton éblouissant palais,

Ou bien, à ta solde, esclave d'une vie.

Qu'importe peu mon état si ici tu es.


T'épanouissant dans les vapeurs d'encens,

Je me sens soudain vaincu par mes sens.

Ton corps embaumé, merveille parmi les milles,


M'apparait tristement beaucoup trop volatil.

Pourquoi t'évanouir ainsi en souriant

Et m'obliger à quitter l'Orient ?


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