8: la cuisine

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Ivoir:

J'avais réussi à convaincre la cour d'avoir une autorisation de sortie avec l'humaine, même si j'avais dû me justifier encore et encore sur le fait que c'était pour l'aider.

"— Elle n'est pas prête, tu ne sais pas encore ce qu'elle a vécu, c'est trop dangereux qu'elle retrouve son foyer.

— C'est la seule chose qu'elle m'a demandée je dois bien pouvoir la lui accorder, et puis si j'arrive à gagner un peu de sa confiance peut-être qu'elle se confira.

Le maître inspira, dubitatif.

— Puis-je te faire confiance ?

Évidemment.

— Pas d'aventure dans la ville, seulement l'aller-retour jusqu'à chez elle. "

Bref, je crois bien que montrer un peu d'intérêt pour mon humaine les avait convaincus de me faire confiance pour la première fois. La cour savait très bien que j'avais du mal à m'accommoder aux humains, ils ont toujours été source de problème, surtout pour ma famille... 

Je devais faire mes preuves et je l'avais bien compris, j'allais remettre Avery sur pieds le plus rapidement possible.

Je tournai la tête vers cette dernière qui venait d'enfiler ses chaussures, elle me rejoignit, signe qu'elle était prête alors nous traversâmes le couloir pour atteindre les ascenseurs.

Une fois dedans, Avery se colla au mur et observa le sol terne. Elle semblait stressée, comme si quelque chose lui torturait l'esprit.

J'en fis abstraction et une fois arrivés dans le hall, je traversai le rez-de-chaussée. En passant devant l'accueil je tendis le papier d'attestation de sortie au réceptionniste qui acquiesça. J'ouvris donc la grande porte et sortis du bâtiment, l'humaine à ma suite.

Le froid glacial me crispa le visage, chose que je détestais. En tournant la tête, je pus remarquer Avery qui admirait la ville au loin, comme si elle rêvait.

Je l'ignorai et ouvris la voiture, elle me rejoignit et nous nous engouffrâmes dans l'habitacle.

Elle attacha sa ceinture tandis que je réglais le GPS.

— Entre ton adresse, ordonnai je en pointant l'écran du doigt.

Elle s'exécuta et le moteur se mit à vrombir.

*

Une fois la colline et les rues bondées de Manhattan traversées, je roulai doucement dans une ruelle déserte. Le quartier n'était pas pauvre mais les faibles moyens des locataires étaient flagrants.

— C'est ici.

Elle pointa une maison blanche du doigt. Elle était banale, peut-être petite mais ça devait faire l'affaire.

Je me garai le long d'un trottoir et nous descendîmes du véhicule. L'humaine inspira longuement avant de cacher ses mains tremblantes dans les poches de son manteau. Son angoisse était palpable, je remarquai rien qu'à la lueur de son regard que quelque chose n'allait pas quand elle observa la façade.

— Tu veux toujours y aller ?

Elle hésita un moment, les lèvres pincées puis se ravisa et hocha la tête.

Je la laissai ouvrir la marche et la suivis à travers l'allée.

— J'espère qu'il n'y a personne...

My dear humanDes histoires addictives. Découvrez maintenant