Assis sur un des canapés du sixième étage, je fixais le vide tandis que la pénombre s'abattit sur la pièce.
J'avais beaucoup réfléchi à l'humaine et j'en étais venu à conclure que j'allais la faire marcher pour comprendre si elle était celle qu'elle prétendait être. En soit, ce n'était pas elle qui semait le doute, elle avait vraiment l'air épuisée et complètement abattue mais j'avais côtoyé la cour assez longtemps pour savoir qu'ils me considéraient comme le raté, voir l'échec de notre espèce.
Soudain je plissai les yeux quand la lumière illumina la pièce.
Fais chier.
Je relevai la tête et aperçus Jace s'affaler sur un fauteuil pas très loin du mien, il semblait tout aussi fatigué que moi.
- Alors, tu t'en sors avec ton humaine ?
- M'en parle pas, elle n'a fait que pleurer et elle pense que je suis fou.
Il ricana, un regard espiègle braqué sur moi.
- En même temps les angeleurs ne sont pas doux avec les mortels, peut-être que ça l'a traumatisée.
- J'en sais rien...
- Elle s'appelle comment ?
- Avery.
Il pencha la tête sur le côté.
- Avery Wood ??
- Ouais ?
Ses sourcils froncés ne me disaient rien qui vaille.
- J'ai entendu dire que son père était en prison pour trafic de drogue.
J'avais du mal à assimiler, entre le présumé meurtre qu'elle a mentionné et ça... Je devais faire mes preuves à la cour au plus vite mais elle avait l'air d'être un cas compliqué.
Merde.
- Comment tu sais ça ?
- C'est passé partout sur les médias, t'en as pas entendu parler ?
Je secouai la tête, mitigé.
- Ça fait combien de temps ?
- Cinq mois, apparemment c'était un vrai drogué.
Je me demandais si Avery le détestait, ce qu'elle en pensait. Avait-elle était déçue de lui ? Où avait-elle grandi avec ça ?
En tous cas, si il savait ça d'elle c'est qu'elle était sûrement une vraie humaine en détresse et pas une de ces imposteurs.
Reste sur tes gardes...
Remarquant mon début de réflexion, Jace attrapa un verre et m'offrit un rictus joueur.
- Vodka ?
Il savait comment m'amadouer.
*
Avery:
La nuit avait été longue, les larmes douloureuses et mon corps affaibli.
J'avais eu du mal à me remettre de mon altercation avec le blond, il était devenu effrayant quand il s'était mis à crier, on aurait dit qu'il voulait me voir morte, il m'accusait d'une chose que je ne connaissais même pas et ça avait eu le don de me pétrifier.
La goutte de trop avait été qu'il empoigne mon bras, la sensation de ses doigts autour de moi... j'en avait été écoeurée, je détestais que l'on me touche... Je me sentais si prise au piège...
VOUS LISEZ
My dear human
FantasiUne tragédie ? Ses yeux... Ses yeux le rendaient fou. Ivoir Il était ange et malgré ses difficultés à agir en bon sauveur, il dû lui venir en aide sous ordre de la cour. Elle était sa dernière chance de faire ses preuves et il détestait son rôle, il...
