Chapitre 4 : Le sauveur qui embrasse bien

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Le pire jour de ma vie. Vraiment. Ce matin, en prenant le métro pour me chercher un croissant dans ma boutique préférée, un connard m'a touché les cheveux. Alors, peut-être que pour vous c'est rien mais pour moi c'est très grave. Ensuite, pour le retour une vieille femme m'a littéralement engueulé pour que je lui donne ma place, je suis désolée mais cette place me revient au même droit qu'elle. C'est peut-être injuste mais je suis comme ça, je ne vais pas m'effacer pour le plaisir d'une inconnue. Et au boulot, il y a énormément d'étudiants.

Ce n'est pas pour me plaindre encore mais ce soir, je suis censée préparer le repas. J'ai littéralement fais un discours sur mes qualités de cuisinières. Bien sûr, Dean était encore fâché pour les lasagnes mais c'est son habitude d'être aigri. Ça fait déjà une semaine pourtant mais il est encore la dessus. Le pauvre, je le plain. D'ailleurs, je me demande bien dans quoi il travaille. Ce ne sont pas mes affaires.

- Tu vas enfin me dire qui était ce mec la semaine dernière à côté de miss univers ?, insiste James.

James est le fils adoptif de ma tante. Il a une magnifique peau mâte, d'incroyable cheveux châtain et des petits yeux marrons. Physiquement, on dirait qu'il fait le poids d'une plume mais il cache très bien son jeu. Un jour en le défiant, j'ai fini la tête la première dans piscine. C'est sûrement grâce au calcium qu'il consomme en grand quantité. Je ne le considère pas comme mon cousin mais plutôt comme mon meilleur ami. On partage tous ensemble, même les choses les plus inavouables. Comme par exemples nos premières fois, nos dates raté, nos peurs. Je suis la seule qui connais sa véritable identité sexuelle, celle qu'il n'ose pas révéler au grand jour par peur de se faire rejeter. Une chose est sûre, moi, je ne le rejetterais jamais.

- Mon coloc.

- OH MON DIEU. Viola Martins, depuis quand tu cohabite avec un canon comme lui ?

- Une semaine rien de plus.

- Hey, allô la terre ? C'est quoi ce ton monocorde tout triste ? Saisis ta chance avec lui.

Je devrais lui parler de Spiderman mais je sais ce qu'il en pensera. Ce secret pèse sur ma conscience, j'ai horreur de lui cacher de choses et si jamais il s'en rend compte, je vais passer un sale quart d'heure en plus d'un interrogatoire. C'est vrai que je suis pas très heureuse. J'aimerais recroiser mon inconnu. Ensuite savoir ce que cette conne de Kelly faisais avec mon coloc.

- Toi, tu me caches quelque chose, déclare mon meilleur ami avant de me chatouiller jusqu'à ce que je craque.

Le salaud, il agite ses doigts particulièrement dans ma zone la plus susceptible : mon flanc gauche. Je ne cesse de me débattre sans succès. Je rigole tellement fort que j'en ai mal au ventre. Je fini par craquer la première.

- J'ai rencontre quelqu'un et je veux un truc sérieux lâché-je entre deux rire.

Soudain, il cesse tout mouvement. Figé comme une statue, la mâchoire toute grande ouverte et les yeux écarquillés.

- Je veux son nom, son adresse, son numéro de téléphone, une description physique très précise, son numéro fiscale, son arbre généalogique.

- Stop, stop, stop. Je ne sais rien de lui à part le fait qu'il portait un costume de Spiderman et qu'il est vachement musclé.

Le visage de James se décompose. Puis un nombre incalculable de questions traversent la barrière de ses lèvres. Il n'en reviens pas et moi non plus d'ailleurs. Qui tombe sous le charmes d'un putain d' inconnu déguisé en Spiderman ? Moi.

- Putain mais t'es folle ? Dis moi au moins que son paquet était visible et qu'il était plein.

- James ! Espèce d'obsédé. J'ai pas regardé.

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