Chapitre 10 : Malheur à moi

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SALUT,
BONNE LECTURE 👹
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Viola :

Je ne sais comment expliquer le fait que je ne suis pas surprise par sa révélation. Assise en face de mon coloc dans une pièce qui ne contient qu'un bureau. C'est tout sauf normal. Dean garde ce sourire de satisfaction sur les lèvres. Il attend que lui dise quelque chose mais je n'en fais rien. Là tout de suite, je dois m'occuper d'un truc plus urgent que ça. Je fais mine d'être choquée puis, je me lève et sort de la salle.

La vérité, c'est que je suis sortie à cause de mon téléphone qui n'arrête pas de vibrer contre ma cuisse. Si je me fis à mon intuition, c'est ma mère. Personne d'autre n'appelle autant. Va t-elle encore me demander de l'argent ou bien que rentre faire le ménage à sa place. Peut-être qu'elle s'est décidée à me demander pardon ou simplement me souhaiter mon anniversaire pour la première fois depuis 24 ans ? Non... ça c'est seulement dans mes rêves.

Une fois dehors à quelques mètres de la boîte, là où on ne risque pas d'entendre de la musique. Je sors mon téléphone que j'avais attacher avec un ruban. C'est pas pratique mais j'ai prit l'habitude de faire ça quand j'étais ado. Mais ça, c'est une autre histoire. Comme je l'avais pressenti, c'est ma mère. 30 appels manqués. Je commence à penser qu'il est arrivé quelque chose à mon père. Je n'ai pas de réfléchir encore un peu, qu'entre mes mains le téléphone se remet à vibrer. Elle me rappelle, encore une fois et je décroche.

- Ma...

- Bon sang Viola ! Mais à quoi peut bien te servir ton téléphone si    tu ne décroches pas ?, s'égosille-t-elle.    

Il y a comme une sorte de joie dans sa voix, je trouve ça louche. Mais je l'écoute tout de même.

- Enfin, bref. Tu es une sacrée cachottière, tu le sais ça ?

-De quoi tu parles maman ?

- Ne joue pas à la plus maligne avec moi, je sais tout ! Ton père    m'a tout raconté... J'aimerais aussi le voir.    

- Mais...

- Ah non pas de mais ! Donne moi votre adresse et je passerai demain,    histoire de savoir si tu sais les choisir aussi bien que ta mère.

- Putain mais de quoi tu parles ?, m'énerve-je.    

- De ton mari ma chérie, ton père m'a dit qu'il était absolument    beau et surtout très riche... non, tu sais quoi ? Je vous invite    tous les deux à dîner à la maison. Quand tu voudras ma fille    chérie. Bon, je dois te laisser, ton père et moi on va au restau.    

Ma chérie ? Ma fille chérie ?

Des mots de tendresse... Elle espère que je vais lui dire à quel point je me sens heureuse de la voir comme mère ? Non, elle ne mérite pas ce titre, elle ne l'a jamais mériter ni voulu d'ailleurs. Je n'irai pas chez elle, pas même pour l'insulter ou critiquer son affreuse nourriture.. Elle raccroche avant même que je puisse lui dire le fond de ma pensée. Encore une fois, son égoïsme me fais mal. Elle pense que j'ai un mari riche alors elle devient gentille avec moi, quelle déception. La dernière fois qu'elle m'a appelée, c'était pour répéter encore à quel point je suis détestable. À quel point, je lui ai gâché sa vie à elle et mon père. Que j'aurais du tomber de son utérus il y a 24 ans. Au fond de moi je savais. Je savais que je ne devais pas espérer qu'elle me le souhaite. Après tout, c'est ce jour là que sa vie a basculée.

Mon cœur se comprime de douleur encore une fois par ma faute. J'ai été idiote. Idiote de croire que ma mère pouvait s'intéresser à moi. Il n'y a que l'argent qui compte à ses yeux. Il faut que je m'y fasse réellement, une bonne fois pour toute. Bâtir un mur de protection autour de mon cœur pour ne plus qu'elle l'atteigne.

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