Chapitre 28 : Patrik

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Viola :

Les jours qui ont suivis ont été magnifiques, merveilleux et remplis d'amour. Ces derniers temps, ma vie semble presque trop belle. Tellement bien que j'ai un mauvais présentiment. Depuis quelque une sorte de boule s'est formé dans mon ventre. Tom m'a chargé des fermetures pour tout le mois. Chaque fois que je rentre, une impression me tiraille. Celle d'être suivie.

J'ignore pourquoi mais j'ai l'impression que c'est lié à Peter. Le fait qu'il vienne chaque jour passé trois heures au café à me fixer est très dérangeant.

Ce soir, je ferme plus tard que prévu. Comme James est malade , sa tache ménagère m'est revenue en double. Tom devrait penser à embaucher un autre serveur mais difficile d'établir une relation de confiance comme celle qu'on a.

Je ferme à clé avant de regarder derrière moi et enroule mon écharpe autour de mon cou. J'étouffe presque de peur quand quelqu'un passe son bras sur mes épaules. Je fais un pas en arrière avant de mettre un grand coup de pied à l'arrière des genoux de l'individu qui s'effondre en ricanant. Je saisis l'une de mes clé en la rapprochant de son visage.

- Bordel de merde ! Je reconnais que je t'ai bien appris.

- Espèce de connard !

Je lui donne un gifle mérité, puis le laisse en plan dans la rue. Peter me rattrape en un rien de temps.

- Tu me largue encore une fois ?

- Arrête de me suivre, Peter.

- Mais attend, je dois te parler.    

- Je ne veux rien entendre. Arrête ou je hurle.

Mais pourquoi est-ce que l'appartement est aussi loin ? Note à moi même : penser à déménager très loin de mon ex.

- Vi, je t'en prie arrête de marcher aussi vite.

Cette fois ci, je m' arrête pour lui faire face. Je suis prête à lui balancer un  tas d'insulte au visage mais je me ravise en le voyant regarder nerveusement autour de lui. Ses sourcils déformé par l'inquiétude me retiennent.

- J'ai pas beaucoup de temps.

- De quoi tu parles ?

Il regarde chaque voitures qui passe dans la rue avec méfiance.

- Vi, tu es en danger ici. Il faut que tu me suive.

- Taratata ! Jamais de la vie. je connais la chanson, je l'ai écouté pendant plus de six ans.

- Viola, je...

Un crissement de pneu d'où j'ignore la provenance déclenche une réaction très étrange chez mon ex. Il me soulève sur son épaule avant de me balancer par dessus son épaule puis entame une course jusque devant la porte de mon appart.

- Rentre chez toi et ferme toute les entrées.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- S'il te plait fais ce que je te dis. Moins tu en sais, mieux tu es protégée.

- Je..

Sans prévenir il me serre dans ses bras avec une force féroce puis s'écarte rapidement.

Je rentre en fermant la porte derrière moi puis m'installe devant la télé. Dean n'est pas là ce soir mais il est censé appeler dans quelque minutes. Les infos à la télévision parlent d'une récente disparition. J'y porte plus d'attention. Je crois défaillir en apercevant une vieille photo de moi à l'époque où je sortais avec Peter, j'en suis persuadée.

Mon téléphone sonne mais ce n'est pas Dean. Le nom qui s'affiche me glace le sang. C'est forcément un cauchemar. J'ignorais encore le possédé.

Le souvenirs de sa silhouette à Londres me reviennent subitement. Peter m'avait prévenue. Sans rien contrôler, l'angoisse envahie mon corps. Mon instinct de survie m'incite à courir verrouiller toutes les fenêtres et même la porte de derrière. Il faut aussi que j'éteigne tous, la lumière la télé et le son de mon portable.

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