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LUNA





LUNA





Je reprends conscience tranquillement, mon cerveau est réveillé, mais mon corps ne veut pas bouger. J'essaye d'ouvrir les yeux, mais ils me font mal, en réalité toutes les parties de mon corps me font mal.

Je tombe de dix étages en les ouvrant, je suis dans une cellule attachée à même le sol. J'ai de grosses chaînes sur les poignets et les chevilles qui sont elles-mêmes reliées au mur.

L'attaque d'hier soir me revient en tête, une vague de panique me donne un haut cœur.

Je regarde autour de moi et cette pièce est tout ce qu'il y a de plus vide, pas de chaise, ni de lit et encore moins de fenêtres. Il y a seulement moi assise par terre et une pauvre ampoule en fin de vie qui n'éclaire rien.

J'entends beaucoup de bruit autour de moi, soit je ne suis pas seule dans cette cellule, soit beaucoup d'hommes de mon père veulent me voir.

J'entends une clé rentrer dans la serrure directement, je referme mes yeux, avec un peu de chance la personne va penser que je ne suis pas encore réveillée et il partira.

La porte s'ouvre, j'entends les pas lourds de la personne avancer vers moi.

— Je sais que tu es réveillée petite garce.

Après sa phrase remplie de poésie, il me donne une énorme gifle qui a le mérite de me faire directement ouvrir les yeux.

Je regarde l'homme en face de moi, il est grand, le teint mate, ses yeux sont marrons, toutes les parties visibles de sa peau sont recouvertes de tatouages noirs et pour finir en beauté, il a une cicatrice qui part du haut de son front jusqu'au bout de son nez.

Il me redonne une gifle, je laisse ma tête sur le côté, comme ça j'évite les gifles et c'est mieux pour tout le monde.

— Arrête de me regarder comme ça. Le chef veut te voir, lève-toi.

Je relève mon regard sur lui, son visage froid et ferme m'analyse, mais ne me romantise pas comme j'aurais pu me l'imaginer. Je pensais que mon père serait venu en premier, mais je ne dois pas être assez importante pour ça.

Je me lève en me tenant au mur, les chaînes font tirer mes mains vers le sol tellement elles sont lourdes. Il me regarde encore, mais ne fait pas de commentaire, ou ne bouge pas pour me retirer mes sécurités.

Je secoue mes mains pour lui faire comprendre à ce débile de première.

Son regard se noircit, mais il me libère tout de même avec sa petite clé. Je me masse les poignets sans le quitter des yeux. Je vais mourir donc je ne vois pas pourquoi je ne me montrerais pas arrogante.

— Tu crois pouvoir te déplacer librement ? Tu me prends pour un con ?

J'hoche la tête en lui répondant.

— Oui, exactement, dis-je en explosant mon pied dans ses couilles.

Il se penche pour tenir ses précieuses, je lui donne un coup de genou en pleine tête que j'appuie de mes mains, juste histoire de ne pas me louper.

LUNAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant