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LUNA





LUNA





LENDEMAIN, MAISON DE LUKAS





Je cligne difficilement des yeux.

Ils me font mal. Pourquoi j'ai mis des lentilles déjà ?

Je finis par les ouvrir entièrement, une lumière trop forte me fait plisser les yeux mais je dois savoir où je me trouve le plus rapidement possible.

Merde, mais je suis où là ?

J'observe la pièce, aucune fenêtre, un pauvre matelas en fin de vie lui aussi dans le coin et une chaise sur laquelle je suis assise. Je suis ligotée par des cordes aux pieds et mes mains sont attachées de chaque côté de mes cuisses par des menottes.

Je ne reconnais pas l'endroit. Mon père n'a pas de nouvelle maison, enfin pas a ma connaissance. Normalement, je suis toujours sous surveillance même dans une cave, là je suis toute seule, vraiment seule.

Mon père m'a entraînée à me libérer d'une situation pareille, mais sans les clés des menottes, je ne peux absolument rien faire, donc j'attends.

Sérieusement, où je suis ? Et, pourquoi je suis attachée ?

Un homme entre dans la pièce et me regarde, une vague de panique remplit mon corps.

Je ne suis pas chez mon père.

Non pire que ça.

Je le reconnais. C'est un homme qui était avec ce mec aux yeux noirs dans la boîte de nuit. C'est un métis de grande taille, très musclé avec des yeux bleus, ses cheveux bruns sont rasés sur les côtés mais ils tombent sur son front.

Il sort un téléphone qui ressemble étrangement au mien, il le met devant sa tête en face de moi pour me prend en photo. J'hausse les sourcils, ne comprenant pas très bien à quoi cette photo lui servira.

— Tu aurais pu sourire pour cette photo, ton papa chéri pourrait ne pas te reconnaître.

Tout de suite, je me félicite d'avoir appris l'italien.

Mes sourcils se baissent. Un soupir sort de mon nez sans que je le veuille vraiment, mais jamais mon père ne viendra me chercher.

Il ramasse mon portable dans ses poches en me souriant et repart comme il est arrivé.

J'ai l'impression que mon petit monde déjà bien merdique tombe à mes pieds. Ils auraient pu se renseigner avant de me faire venir ici. S'ils avaient bien fait leurs boulots, je ne serais pas ici à attendre mon père qui jamais ne gaspillera une seconde de son temps pour venir me chercher.

Peu de temps après, l'homme aux yeux noirs entre dans la pièce, j'ignore comment le décrire, mais il en impose, il est juste rentré dans la pièce les mains dans les poches que je sais immédiatement que c'est lui la grosse tête.

LUNAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant