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LUNA





LUKAS





Zakk est dans la chambre avec Inès et toute la famille qui ne voulait pas la laisser seule une seconde.

Tous sont presque mort, complètement anéantis de ce que les filles ont vécu.

Aaron n'a pas plus de nouvelle de leurs captivités. Nina se contente de pleurer et sans prévenir elle se rendort tellement sa fatigue est puissante.

Elle dort actuellement sur le canapé de mon bureau pour qu'Aaron fasse son travail et que je garde un œil sur mon unique sœur.

Depuis ma conversation avec Rayan je suis dans mon bureau avec Luna qui dort dans mes bras.

Je pourrais dire que ça me rassure de l'avoir avec moi mais mon trou dans le cœur fait par Inès reste ma seule préoccupation.

Luna va bien, elle est dans mes bras.

Nina va bien, son bébé va bien et elle dort juste devant mes yeux.

Mais Inès n'est plus avec nous pour faire raisonner son rire dans la maison.

Je n'ai pratiquement pas dormi depuis trois jours, en même temps je suis habitué à ne pas dormir, mais je vais devoir tomber un moment donné. Espérons juste que je ne tombe pas au mauvais moment.

Je n'ai toujours pas prévenu ses parents.

Je sais que j'aurais dû le faire depuis longtemps, mais encore une fois je suis égoïste pour Luna et je privilégie son sommeil à ce genre de nouvelle.

La porte s'ouvre sur Aaron qui rentre encore plus fatigué que moi. Il est lui aussi blanc et ses cheveux parfaitement coiffés ne le sont plus du tout.

Il soupire avant de s'asseoir sur le fauteuil en face de moi.

— Nous avons fouillé toute la zone mais nous n'avons rien trouvé. Personne ne s'est pointé par surprise, pas de cigarette, pas de portable, pas de munitions, aucune arme. On a retrouvé les codes de suivi inscrits sur les caisses d'armes.

Je monte mes sourcils pour qu'il poursuive.

— Elles ne sont jamais sorties de l'entrepôt. Ce sont des caisses volées que personne n'a vues. J'ai interrogé Lenny que j'ai mis dans une cellule au QG.

J'hoche la tête.

— J'ai pris en photo les empreintes de pneu que j'ai donné à Isaac mais ce sont des Michelin tout ce qu'il a de plus banal pour une voiture

— Donc tu n'as rien trouvé ?

Il secoue négativement la tête en essayant de garder les yeux ouverts.

Je laisse retomber mon dos contre mon siège en le fixant trop durement pour l'ami qu'il ait.

Son regard bleu me questionne durement.

— Tu t'en veux ?

— M'en vouloir de quoi ?

— De l'avoir accusé ? De l'avoir traité de salope alors qu'elle n'avait rien fait. Tu t'en veux, j'espère.

LUNAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant