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LUNA





LUNA





— Il te touchait beaucoup, je trouve.

— C'est normal, c'est son travail je te rappelle.

— Non, il pouvait t'expliquer comment faire les mouvements, mais il préférait mettre ses mains baladeuses sur ton corps. Tous les étirements que tu as faits, il les avait déjà montrés. Je pense que tu lui plais.

Je lève les yeux au ciel pour la dixième fois depuis le début de cette conversation de sourds. Nous remontons dans la maison après ma séance de kiné qui s'est très bien passé, mon genou va très bien alors, nous ne ferons pas d'autres séances.

Mais, pour Lukas, ça a été une vraie torture selon lui bien sûr. Avec le petit cinéma que je lui ai fait hier il voulait être présent pour me surveiller et je cite "tu as peur des hommes que tu ne connais pas et Zakk tu ne le connais vraiment pas du tout !". Tout ce qu'il voulait c'était me surveiller.

— Il faisait très attention où il mettait ses mains, pour éviter de te contrarier. Il nous a entendus hier, il sait que c'est de toi que je parlais.

— Eh bien il a foiré son coup, je suis très énervé.

Je ris en l'entendant parler, on dirait un enfant qui n'est pas content du dessert que sa mère lui donne. Il s'arrête et tourne sa tête pour me regarder rire, il hausse les sourcils.

— Ok, moi aussi je vais faire des séances de kiné, mais avec une femme et on verra bien comment tu vas réagir.

— Lukas, on s'en fout, je n'ai plus de séances de kiné et les séances de musculation, je les ferais avec toi.

Il recommence à marcher en souriant.

— Oui, c'est vrai.

Lukas a tellement menacé Zakk de toutes sortes de torture qu'il s'est lui-même désisté pour mes séances dans la piscine. Pourtant, il lui a dit très gentiment et calmement, mais Satan n'était pas du tout d'accord avec cette idée.

La maison est vide, les garçons sont déjà au QG pour travailler, nous devons rapidement les rejoindre pour faire une grande réunion qui concerne mon père. Je ne sais pas ce qu'il a encore prévu de faire, mais s'il pouvait nous laisser tranquilles quelques jours, ce serait super. Mon père a toujours voulu plus de pouvoir qu'il ne savait gérer, c'est pour ça qu'il ne dirige qu'un gang à New York et pas une mafia entière. C'est un très mauvais gérant, une mauvaise personne et il considère ses hommes comme des animaux qui sont là pour être tués à sa place. C'est à ça qu'on reconnaît un bon chef d'un mauvais. Lukas connaît tous les noms de ses hommes, quand il en voit, il leur demande comment va leur famille. Il est très proche de ses hommes et c'est une des choses que j'aime beaucoup chez lui.

Nous rentrons chacun dans notre chambre pour aller nous doucher, je commence à préparer mes vêtements quand ma porte de chambre s'ouvre sur Lukas avec une pile de vêtements noirs. Je fronce les sourcils, ne comprenant pas très bien ce qu'il me veut, il me la tend pour que je la récupère, chose que je fais, toujours en ne comprenant rien.

— J'ai pu constater que mes vêtements te plaisaient beaucoup, alors j'ai demandé à un de mes hommes d'aller acheter plusieurs vêtements en double pour que nous soyons habillés de la même façon, m'annonce-t-il gêné, mais pas autant que moi.

LUNAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant