Chapitre 18

13 0 0
                                        

Feilong sirotait tranquillement un thé, enfoncé dans un canapé confortable. Les premières heures, il avait fait le tour du propriétaire, secrètement admiratif devant l'immeuble privé d'Akihito. De la résidence, il n'avait vu que son appartement. La clé que lui avait fournit l'homme de main d'Akihito ne lui permettait d'accéder qu'au dernier étage et de l'appartement il n'avait accès qu'au salon, la cuisine et la salle de bain : toutes les autres portes étaient sous clés.

Feilong se passa une main nerveuse sur le visage. Il était inquiet. Lorsque les russes l'avaient tiré violement de la voiture, il était tellement angoissé pour Yukimura qu'il n'avait pas réagit sous la menace. Et quand les hommes étaient tombés tout autour de lui comme des mouches, il s'était demandé ce qu'il se passait, qui était l'homme qui le sauvait.

Il n'avait jamais imaginé qu'Akihito et son homme de main le sauverait ainsi. En réalité, il n'aurait jamais imaginé le jeune homme en tueur à gage ni qu'il ait un homme à son service.

Perdu dans ses pensées, il sursauta en entendant la porte d'entrée claquer. Il se leva précipitamment en voyant apparaitre Mei soutenant un Akihito totalement défait. Le jeune homme n'arrivait presque plus à marcher, il se contentait de se laisser soutenir en pleurant toute les larmes de son corps.

" Que se passe-t-il ?

_ Ryuichi... Ryuichi, répétait inlassablement Akihito

_ Akihito ! Que s'est-il passé pour que tu sois dans cet état ?, questionna Feilong de plus en plus inquiet."

Etait-il arrivé malheur au yakusa ? Le visage de Feilong se marqua un peu plus par les signes de l'inquiétude. Voyant qu'il n'obtiendrait pas de réponse du jeune homme, il se tourna vers l'homme de main qui essayait de relever son patron tant bien que mal.

" Mei.

_ Asami... il... eh bien, tenta de répondre le thaïlandais en lançant un regard désolé au jeune homme.

_ Il ne veut... plus me voir..., réussit à dire Akihito à travers ses sanglots, il m'a quitté... je...

_ Oh Kami-sama !, s'exclama le chinois en s'élançant sur Akihito, viens ici."

Prenant les choses en main, il le releva d'une poigne ferme et le conduisit jusqu'à sa chambre tout en lui murmurant des paroles de réconfort. L'homme de main ouvrit précipitamment la porte et laissa le chinois s'occuper de son patron d'un air soulagé, il n'avait jamais été très bon avec ce genre de situation.

Feilong quant à lui, avait forcé Akihito à se coucher d'une main ferme. Le jeune homme était dans un état second, totalement déconnecté de la réalité. Il se contentait de sangloter, le visage à demi enfoui dans un oreiller alors que Feilong lui caressait l'arrière de la tête dans un geste de réconfort.

" J'ai... si mal... Feilong... j'ai tellement mal.

_ Chut là. Repose-toi, nous tirons cette histoire au clair lorsque tu seras remis.

_ Il n'y a rien à tirer au clair, c'est... fini... c'est...

_ Là, là..., le coupa Feilong essayant de se faire rassurant, ça ne peut pas aller si mal.

_ Si, Feilong, si. Tu n'étais pas là, tu n'as pas vu son regard, tu n'as pas entendu ses... mots."

Feilong serra le poing sur les draps tout en fronçant les sourcils. Apparemment la situation était plus grave que ce qu'il croyait. Quoi qu'en montre les apparences, Akihito depuis sa captivité en Chine, était devenu un ami pour lui. Il l'avait compris, il l'avait pardonné.

Aujourd'hui Asami semblait avoir pété un câble, pourtant il semblait y tenir au petit alors qu'est ce qui l'avait fait disjoncter ainsi. Quoi qu'il en soit s'était à lui de lui venir en aide à présent, il ne pouvait pas toujours être celui qu'on sauve.

DisparitionOù les histoires vivent. Découvrez maintenant