Vol A1935 mon cauchemar

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 je sais que ce fût un assez long retard mais voici un long chapitre plein d'émotions pour me faire pardonner. Désormais, je publierais tout les deux jours

Je sais qu'après ça, il y en aura beaucoup qui voudront me tuer mais ne vous inquiettez pas, ce n'est pas la fin. ça continue encore

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« Ce que les morts laissent au vivants..., c'est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir vivre, d'accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte. »

François Cheng

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C'était écrit en rouge : Urgent : crash de l'avion de turkish airlines dans l'atlantique...

Je n'arrivais pas à comprendre ce qui se passait, c'était surement un cauchemar que je vivais. Ce n'est pas possible, mon Dave ne peut pas partir comme ça. Ce n'est pas possible, je ne peux pas accepter ça.

Je suis resté figé, je ne comprenais rien, c'était surement un hasard. Non, ce n'était pas l'avion de David. Je regardais encore cette information clignoter en rouge. Les larmes coulaient sans que je m'en rende compte. Je pleurais silencieusement et je restais figé.

Quelqu'un frappait à la porte mais par ce choc, je ne pouvais pas bouger, encore moi aller l'ouvrir. J'ai entendu la clé tourner dans la serrure.

- Clemy, pourquoi tu n'es pas venu ouvrir ?

Je ne pouvais pas parler, je restais muette comme une pie

- Clemyyy, redis ma mère

Elle est venu vers moi, m'a regardé puis a tourné les yeux vers la télé et elle fût à son tour choquée. Elle me regarda avec pitié puis me serra contre elle. Je me lâchais sur elle et je ne pouvais plus contrôler mes gestes. J'étais comme un sac à plume : avide de mouvements.

Maman m'a traîné avec peine jusqu'à ma chambre. J'étais sur mon lit en face de tous les souvenirs de David. Son poisson orange tournoyait dans tout les sens. Je pris la grosse peluche et la colla contre moi. Désormais j'étais sur mon lit contre le coin, serrant ma peluche le plus fort possible. Je fermais les yeux et commençait à me remémorer tout, tout ces souvenirs, toutes ces paroles, je les imaginais qui s'écroulaient tout à coup.

'' Tu n'as pas à avoir peur disait-il, everything is gonna be alright but as i see nohing is alright''. Depuis le tout début, j'avais un mauvais pressentiment pour ce voyage. Je sentais ça, je sentais quelque chose de mauvais et maintenant je sais ce que c'est.

Son visage : son beau visage brun, cette petite barbe qui faisait de lui une beau acteur turc, ses cheveux monté comme je les aime, ses yeux aussi noirs que je n'en ai jamais vu, ce regard perçant qui me transperçais l'esprit et qui s'assombrissait de plus en plus lorsqu'il me voyait avec un autre garçon, et ses fossettes... Cette image et dans mon esprit. Ses paroles me viennent à l'esprit : je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai... Je prends la lettre et la relis encore et encore. Je ne dis aucun mot, je regarde juste cette lettre qui commençait à se mouiller. Je ne voulais pas l'abimer, je fermais les yeux et profitais de sont visage et je serais ma peluche de plus en plus fort.

Ça faisait des heures que j'étais comme ça, je ne sais pas combien. Tout ce que je sais c'est que la lueur du soleil est entrée par la fenêtre. Je ne bougeais pas, je regardais devant moi, à toutes les choses que m'avait laissé Dave. J'avais juste envie de faire une chose : me lever et déchirer tout ça et crier « je n'ai pas besoin de ça, j'ai besoin de ça », puis je me dis et s'il était vraiment plus parmi nous ce serait les seules choses qui me resterait de lui.

Where are you!Où les histoires vivent. Découvrez maintenant