CHAPITRE 17 : maillot de sport

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Laura

-Org, j’ai l’impression d’avoir encore la gueule de bois, râle John en se massant les paupières. Pourtant c’était il y a deux jours.

-Bah en même temps tu as vraiment bus comme un trou, réplique Jane.

-Tu peux parler, c’est moi qui t’ai retrouvé dans le jardin, une bouteille à la main.

-Oui bon, tu étais saoul, j’étais saoul. Il y en avait pas un pour rattraper l’autre.

Ça m’amuse de les voir se chamailler comme ça.

Alors que John et Bradley continuent d’avancer, Jane m’attrape par le bras pour m'empêcher de les suivre.

-Qu’est ce qu’il y a ? m'inquiétai-je.

-Ecoute Laura, je-je suis vraiment désolé par rapport à ce qui c’est passé ce soir-là. Je t’avais pourtant dis que s’il y a quoi que ce soit tu pourrais compter sur moi mais j’ai…pas assurer du tout. Pardonne moi.

La culpabilité la ronge, ça se voit.

-Ce n’est pas grave Jane, tu sais-

-Si c’est grave Laura, elle me reprend sur un ton plus imposant, tu avais besoin de moi et je n’ai pas été là.

Elle réalise l’intonation qu’elle vient d’employer et se surprend elle-même. Elle continue, mais cette fois calmement :

-Tu sous-évalue ta personne. Tu pardonnes les gens trop facilement.

Oui mais si je ne le fais pas, ils partiront de ma vie.

-Viens là.

Jane ouvre grand ses bras pour venir m’enlacer.

C’est étrange cette réaction qu’elle a eu..

Jane aurais-tu des séquelles de tes relations passées ?

-Au fait… je ne sais pas si tu t’en souviens avec l’alcool, mais tu as dit que tu allais m’expliquer d'où provient ce surnom  “Rara”, essayai-je pour changer de sujet.

-Oui ! Alors c’était quand on était chez moi et que tu t’es pris ta première cuite avec les cocktails de John.

Une monumentale erreur.

-Donc tu étais complètement saoul, et je t’ai accompagnée dans ta chambre. Et là je ne sais pas pourquoi mais tu m’as appelé “Jaja” et après ça tu as dit que toi tu serais “Rara”. On dirait un peu comme une équipe de super héroïnes, genre Jaja et Rara.

J’ai honte de moi, et le rouge me monte au joues.

-Je trouve ça plutôt mignon au final, ajoute Jane.

-Ah oui ? Moi j’ai honte d’avoir sorti ça.

-Pff, il ne faut pas. Tu sais tu n'as pas à avoir honte de quoi que ce soit avec moi, je ne suis pas là pour te juger.

Notre conversation s’interrompt lorsque le téléphone de Jane sonne.

-Oui ?

J’aime plutôt bien sa sonnerie.

-On arrive.

Elle raccroche et m’incite à la suivre.

-C’était John et Bradley, ils viennent tout juste de se rendre compte que ça fait cinq bonne minutes qu’on a disparu. Ils nous attendent dans la cour.

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