🎵 Яд — Эрика Лундмоен
Les larmes aux yeux et le souffle coupé, les battements de mon cœur s'accélèrent dans ma cage thoracique suite à l'appel immédiat de mon nom, me paraissant lointain. Les tremblements ne m'avaient toujours pas quittée, la seule chose que je ressentais à l'instant était les picotements dans mes mains, forts désagréables, avec la sensation que mes jambes ne me portaient plus.
Il fallait que je me contrôle. Il fallait que...
« Tu es pathétique. »
Cette voix masculine et sévère résonna en boucle dans ma tête, encore et encore.
— Lucy, est-ce que tout va bien ?
Le premier réflexe que j'eus fut de fermer mes paupières, de prier pour que je me retrouve de nouveau seule. De rester enfermée dans cette bulle qui me faisait du bien, puis tant de mal à la fois. Mal, parce que je ne parvenais pas à maîtriser cette peur qui m'envahissait, essayant de me faire plonger dans les ténèbres.
Je devais lutter.
Je dois...
Des légers coups sur la porte engendrèrent un violent sursaut, jusqu'à ce que je me rende compte que celle-ci s'était ouverte malgré moi, m'exposant à un regard que je ne voulais affronter. Juste de me dire que cette personne me scruterait avec pitié, ou ne serait-ce qu'une touche d'amusement me déclencha une boule de stress au ventre. Surtout en ignorant de qui il pouvait bien s'agir.
C'est alors que calmement, une main se posa sur la mienne, pendant que mon souffle était saccadé. Curieuse, j'entrepris l'effort de relever la tête vers cette personne au visage plus que familier, et à cette voix qui devenait de plus en plus claire ; que je saurais discerner sans aucun mal dorénavant.
J'observai par-delà son épaule, et devant ma crainte, je croisai son regard ambre :
— Ne t'en fais pas, nous sommes seules. Et tu peux compter sur moi, je ne laisserai entrer personne tant que tu ne seras pas remise. Prends ton temps, tu peux le faire, ça va aller.
Visiblement essoufflée, Amélia inspirait bruyamment sans me lâcher des yeux. En la regardant, je sus qu'elle s'évertuait tout simplement à me venir en aide, sans montrer ne serait-ce que de la pitié ou autre mais qu'elle le faisait naturellement. Sans émettre de critique, elle m'encourageait à me calmer et à retrouver mes esprits.
Mais pourquoi ?
— Inspire doucement et expire en même temps que moi, d'accord ? murmura-t-elle.
J'acquiesçai, nous prîmes notre souffle en même temps, et nous expirâmes ensuite, tandis qu'elle me gratifia d'un sourire en constatant que je m'étais calmée. Je souris à mon tour quand elle me tendit sa main, que j'acceptai. Je me relevai en époussetant mes vêtements, me recoiffant à la hâte sous son regard compatissant. Nous restâmes dans un court silence durant lequel je ne comprenais pas pourquoi elle ne me posait aucune question sur ma crise d'angoisse, de sa provenance, sans omettre sa bienveillance envers moi.
— Je suppose qu'il faut qu'on y retourne, murmura-t-elle sans en éprouver la moindre envie.
— Hmm, oui...
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MEMORIA
Romance« Lucy Collins, 22 ans, est loin d'avoir la vie qu'elle aurait souhaitée. Entre les nombreux conflits permanents auxquels elle peine à y faire face et la discorde qui règne dans sa famille... Elle est complètement meurtrie. Lorsqu'elle apprend qu'...
