Chapitre 18 : La peur

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TW : Violence, mort, agression

Arie: Le lendemain

Plusieurs heures se sont écoulées depuis mon réveil. Je ne sais pas combien de temps, mais la position du soleil m'indique que nous avons déjà entamée l'après-midi. Je regarde toujours dans le vide, alternant entre le plafond et la fenêtre. 

Mon esprit est ailleurs. Loin de cette bâtisse, et de l'enfer qu'il m'a fait vivre. Même si je sors un jour de cet endroit, je ne crois que je pourrais m'en remettre. 

Mon regard se perd dans le vide. Mes yeux me font mal, ils sont enflés et rouge j'en suis sûre. Je pense à Marine. 

Que fait-elle ? 

Pourquoi suis-je ici ? 

Me cherche-t-elle encore ? 

L'a-t-elle fait pour commencer ? 

...Pourquoi se préoccuperait-on de toi ? ... Tu n'es qu'une charge pour les autres ... 

Mes démons ressurgissent. Quand me laisse-t-on enfin tranquille ? 

... Tu le mérites, tu n'es rien de plus qu'une poupée malléable...

Je veux oublier, oublier tout ce qui s'est passé jusqu'à présent. 

...

Je cligne des yeux. Rien ne se passe. Je suis vidée. J'entends le tic tac d'une horloge au loin. peut être est-ce dans ma tête... peut être est-elle réelle ... je ne sais plus, je ne recherche à penser. Je suis fatiguée de penser, d'espérer sortir d'ici. 

...

La poignée tourne et la porte s'ouvre dans la foulée. Une boule se forme dans mon estomac. Je la fixe malgré moi. Le monstre qui me retient entre tranquillement dans la pièce. Il a un sourire pervers au coin des lèvres. Mon ventre se tord et je retiens ma respiration. 

- Tu m'attendais ? Comme c'est gentil de ta part ... 

Où aurais-je bien pu aller ? Je suis enfermée dans cette chambre à double tour. Je suis blessée et mes jambes n'ont pas la force de me soutenir. Je n'avais pas vraiment d'autres choix. 

Il s'approche du lit, très lentement, presque trop lentement. Je suis sur mes gardes et guette chacun de ses mouvements. Je ne veux que ça recommence. Je pourrais pas le supporter. 

Il est face à moi, dans sa chemise trop petite. Il ne ressemble pas à grand-chose mais je sais qu'il est dangereux. Je le sens. Il dégage une aura de mort. 

- Tu as bien dormis ? 

Il me pose cette question comme si de rien n'était mais je sais à la lueur dans ses yeux le sens de sa question. Il veut savoir si je prête à recommencer, si j'aurais l'énergie de lutter une nouvelle fois. Je le fusille du regard et serre les mâchoires. 

Je ne me laisserai pas faire, même ce sont les derniers mouvements dans ce monde. 

Il sourit en me regardant. Il sait que je lutterai jusqu'au bout. 

- Continue de me fixer comme ça. Ça m'excite, dit-il en se touchant l'entrejambe pour illustrer ses mots. 

Quel malade !

Il contourne le lit et s'approche de moi. Je ne suis pas assez rapide et il arrive à saisir ma cheville. Je crie et tente de m'accrocher au lit quand il me tire vers lui. Il me retourne comme je ne pesais rien et me tire jusqu'au bord du lit. Je tire sur les draps pour m'éloigner de lui mais il écrase son poids au dessus de moi. Il renifle mon odeur et laisse ses mains me parcourir. Des frissons de terreur me parcourent. 

L'INFANTEDes histoires addictives. Découvrez maintenant