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Woody, lui, ne supportait plus cette situation. Chaque fois que Leyssa parlait de Thomas, il sentait une boule d’angoisse et de colère grandir en lui. Il ne pouvait pas rester les bras croisés. Sans prévenir, il prit le premier vol pour Paris.

Une fois sur place, il resta dans l’ombre, suivant Leyssa à distance. Il la vit rire avec Thomas, marcher à ses côtés, échanger des regards complices. Son sang bouillonnait. Il ne voulait pas croire qu’elle pouvait le tromper, mais ce qu’il voyait le rendait fou.

Pendant plusieurs jours, il l’espionna, incapable de se raisonner. Mais Leyssa finit par le remarquer. Une silhouette familière, une impression d’être observée… Jusqu’au moment où elle le surprit en train de la suivre.

Furieuse, elle l’entraîna à l’écart. « Woody ?! Qu’est-ce que tu fais ici ?! »

Pris au piège, il tenta de se justifier.

« Je… Je voulais m’assurer que tout allait bien. »

Elle écarquilla les yeux.

« M’assurer que tout allait bien ?! Tu m’espionnes, c’est ça ?! »

Woody passa une main nerveuse dans ses cheveux

« Je ne pouvais pas te laisser seule avec ce type. Il tourne autour de toi, Leyssa ! »

Elle recula, outrée.

« Alors tu me crois incapable de me défendre toute seule ?! Tu penses que je vais te tromper ?! »

Un silence lourd s’installa. Woody baissa les yeux. Il savait qu’il avait dépassé les limites.

« Je t’aime, Leyssa… Mais je ne pouvais pas rester là sans rien faire. »

Les larmes lui montèrent aux yeux, entre colère et déception.

« Non, Woody. Ce n’est pas de l’amour, c’est de la méfiance. Et ça… ça remet tout en question entre nous. »

Elle tourna les talons, le laissant seul, dévasté. Leur couple venait-il de voler en éclats

De retour chez elle, Leyssa refusa tous les cadeaux que Woody lui envoyait. Des fleurs, des lettres, des bijoux… Tout finissait à la porte, intact. Elle ne voulait pas céder.

Mais au fil des jours, quelque chose commença à lui manquer. Woody. Sa voix, sa présence, sa manière de la regarder. Était-elle trop dure ? Il avait eu tort, certes, mais n’était-ce pas la peur de la perdre qui l’avait poussé à agir ainsi ?

Un soir, incapable de lutter contre ce vide, elle prit une décision. Elle prit son manteau, marcha jusqu’à chez Woody et frappa à sa porte. Lorsqu’il ouvrit, surpris, elle murmura simplement :

« Je veux qu’on parle. »

Amour Inattendu Où les histoires vivent. Découvrez maintenant