Pdv: Elyana
Ma tête me faisait mal, j'étais enfoncée dans quelque chose de doux et
chaud et je crus quelques secondes que j'étais en train de rêver.
J'ouvris les yeux l'un après l'autre et je fus éblouie par la lumière du
soleil. Je clos les paupières en poussant un gémissement et me fis
rouler sur le côté pour mettre la tête dans les coussins...
Les coussins ?
Je me relevai rapidement et je dû attendre quelques secondes que ma
vision se stabilise. J'étais allongée dans un grand lit recouvert d’un
drap blanc en soie et en dentelle. Plusieurs coussins en soie étaient
posés à la tête du lit et de longs rideaux l’entouraient. Je ne portais
plus ma tenue de combat sale et abîmée mais une tunique rose pâle qui
semblait coûter une fortune. Le tissu était doux contre ma peau
étonnamment propre, le moindre geste aurait pu le déchirer. J'attrapai
le rideau qui entourait le large matelas sur lequel j’avais dormi pour
découvrir le reste de la pièce. Je restai sans voix, le plafond était si
haut que même une personne mesurant plus de deux mètres ne le toucherait
pas en levant les bras. Un grand lustre était suspendu et la chambre
était entièrement décorée dans les tons or et beige.
On aurait dit le château de Versailles que j’avais visité avec maman
quand j’étais petite.
Je me glissai hors du lit. Mes pieds entrèrent en contact avec le sol
glacé et je crispai les orteils, surprise du changement soudain de
température.
C’est seulement debout devant mon lit que je remarquai à quel point il
était haut. Il m’arrivait presque jusqu’à la taille et les balustrades
qui retenaient les rideaux montaient jusqu’au plafond. Je lâchai un
petit souffle fasciné.
C’est magnifique.
Où est-ce que je suis ?
À part mon lit la pièce ne contenait aucun autre meuble, je contournai
le lit à la recherche d’une sortie et aperçus un petit renfoncement dans
le mur qui menait à une lourde porte en bois clair.
Je m’approchai de celle-ci et poussai la clenche dorée vers la bas mais la
porte resta fermée. Je retentai plusieurs fois l’expérience refusant
d’accepter ce qui se gravait au fer rouge dans mon cerveau.
Non non non s’il vous plaît, tout mais pas ça.
Je retournai vers le reste de la chambre. Le panique montait en flèche
dans ma poitrine et ma respiration était déjà trop rapide.
Il n’y avait aucune fenêtre, aucun passage qui menait vers l’extérieur.
Je me laissai glisser au sol, les yeux fermés, ma poitrine se soulevait
au rythme de ma respiration que je tentais en vain d’apaiser.
Pourquoi c’est toujours à moi qu’arrive ce genre de chose ?
Une larme salée glissa jusqu’à ma lèvre bientôt suivie par beaucoup
d’autres.
Maman, Lara, Elros, Flocon j’ai besoin de vous…
J’avais l’impression que les murs se refermaient sur moi et me comprimaient
la poitrine, guidée par un instinct je me relevai sur mes jambes
tremblantes les joues baignées de larmes et avançais vers la porte sur
laquelle je commençais à tambouriner.
- s'il vous plaît !! Aidez-moi ! Je suis coincée ! s’il vous plait !
J’ai besoin d’aide !
Je tambourinai tellement longtemps sur la porte que lorsque je me
laissai tomber au sol contre celle-ci mes mains me faisaient souffrir et
ma voix était éraillée à force de crier. Je sentais les larmes qui
s’étaient calmées revenir à la charge avec encore plus de force. Une à une,
elles perlèrent sur mon visage et des sanglots vinrent troubler le
silence pesant de la pièce. Je calai ma tête entre mes genoux et poussai
un hurlement de frustration.
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Le Sacrifice
FantasyElyana Viline, vivant dans la grande ville de New York, se retrouve propulsée dans un monde sans pitié lors d'une visite scolaire. Tous voulant sa mort, Elyana devra se faire des alliés de taille afin de se sortir vivante des mains du roi pour retr...
