Au Bonheur
J'ai tracé des lettres dans le vent, des mots offerts au bonheur...
J'ai laissé mes larmes se perdre dans le vide, emportant ma douleur.
Et mes éclats brisés ont bercé mon cri, ce malheur.
Elle s'est envolée, légère comme une fleur,
Telle une promesse fanée, restée figée sur mon cœur.
J'ai fui les sentiers ardus, battus dans la torpeur.
Adieu, mon amour... Mon être chancelle, pris de stupeur,
Car dans tes mots glissait une vieille aigreur,
Flamme éteinte, longtemps nourrie dans la noirceur.
Rien ne ressemble à mes mots, drapés de rancœur,
Pour cet être que j'ai vu, autrefois, baigné de bonheur.
Ah... que j'ai mal. Ah, que je t'aime encore, de tout mon cœur !
Mes larmes ne peuvent que souiller la paix d'une sœur...
Ah... ma douce, mon amie, mon amour, mon bonheur.
L'homme de salon
Heureux, comme un César qui s'élève au matin,
Ayant fui sa cabane et renié son chemin.
Pour l'éclat d'un palais, pour un siècle de gloire,
Il vendit ses racines aux marchands de mémoire.
Ou tel ce père vain, sacrifiant son enfant,
À l'autel du profit, sous des ors étouffants.
Pour quelques pièces d'or, il courbe la nuque,
Et livre son berceau aux chaînes et au sucre.
Ô toi, pauvre esprit, tombé sous ton bourreau,
Tu baises sa tunique, tu rêves son drapeau.
Le ventre repu d'orgueil et de fumée,
Tu laisses ta terre en silence se faner.
Honte à toi, fils ingrat, qui trahis ta patrie,
Pour du maïs moulu, pour des miettes flétries.
Tu remplis tes vaisseaux de cobalt et de sang,
Et dans l'ombre tu dis : « Oui, maître, humble et content. »
Nègre de salon, masqué sous la courtoisie,
Tu ris avec l'oppresseur, tu brades ta folie.
Mais l'histoire t'écrira dans l'encre du mépris,
Et ton nom, en silence, s'effacera, flétri.
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orion
PuisiOrion pourrait être considéré par certains lecteur comme une sorte de refuge , mais j y partage mes sentiments afin que ceux qui sont dans le même cas que moi puisse se sentir compris a travers mes rimes
