25- Les liens du sang

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Long Island, New York.

Isaiah

J'ai craqué

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J'ai craqué... Une fois de plus. Incapable de résister à ses lèvres qui m'appelaient toute la soirée.

Je me demande comment j'ai pu me retenir aussi longtemps d'ailleurs.

Retrouver sa bouche sur la mienne, c'était comme respirer de nouveau. Alors je l'embrasse, comme si ma vie en dépendait. Je l'embrasse, comme si rien n'avait plus d'importance. Je l'embrasse, comme si nous ne nous étions jamais quittés, comme si ce qui nous avait séparés n'avait jamais existé.

Tout ce que j'avais tenté d'oublier, tous les sentiments que j'ai fait taire pour notre bien à tous les deux, reviennent avec une violence douce, un vertige qui me fait perdre pied. Mon cœur bat si fort que j'ai peur qu'il m'échappe, ou qu'il s'arrête, comme ces crises d'angoisse qui hantent mes nuits, pourtant je ne recule pas. Pas cette fois.

Et elle, elle répond, à chaque caresse, à chaque soupir, à chaque baiser, ses lèvres s'animent contre les miennes avec une ferveur qui m'achève, me donnant l'illusion d'un monde où rien n'a jamais été brisé.

À contrecœur, je me détache de ses lèvres, mettant fin à notre baiser. Haletant, je laisse mon front se poser contre le sien. Aucun de nous ne prononce le moindre mot, seul le bruit du vent qui caressait les arbres ainsi que nos souffles emmêlés se faisait entendre.

J'ouvre enfin les paupières et me perds dans son océan, ses pupilles s'accrochent aux miennes, brillantes d'incompréhension, comme si elle ne réalisait pas ce qui venait de se produire.

– Isaiah...

Sa phrase reste en suspens, et l'espace d'un instant, j'ai peur qu'elle ne m'échappe à nouveau. Ça a toujours été ainsi avec nous, quand l'un s'approche, l'autre s'éloigne, et certes j'avais une grande part de responsabilité dans le fait que ça n'ait jamais marché entre nous. Cependant, la revoir après ces huit mois m'a fait comprendre que je ne pouvais plus me taire, que continuer à étouffer ce que je ressens pour elle serait plus douloureux que de la perdre une fois de plus. Je ne peux plus me contenter d'être près d'elle sans être avec elle.

— À quoi tu joues ? murmure Briar en fronçant les sourcils.

Je secoue la tête, sans la quitter des yeux.

— Je ne joue pas, Briar.

Je ne joue plus.

Mon ton ne laisse paraître aucune plaisanterie et quand elle le constate, Briar recule de quelques pas. Une distance se creuse entre nous, une distance que j'avais présagée, mais qui me laisse un gout amer dans la bouche.

— Non, déclare-t-elle en secouant la tête, tu n'as pas le droit de faire ça.

J'arque un sourcil, puis me rapproche doucement d'elle.

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