43- Dernier adieu ( partie 1)

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Manhattan, New York

Briar

Une semaine plus tard

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Une semaine plus tard

J'éteins mon réveil avant même qu'il ne sonne. Encore une nuit où je n'ai pas dormi. À chaque fois que je ferme les yeux, j'entends ce fichu coup de feu, et je revois son corps entre mes bras. La scène se joue en boucle dans mon esprit, et malgré cela, je n'arrive toujours pas à comprendre qu'il ne reviendra pas. Cela fait une semaine que j'essaie de l'accepter.

Mais visiblement, ma relation avec la mort n'a pas beaucoup évolué.

Après quatre ans à apprendre à vivre avec l'absence de ma mère, je pensais savoir ce que signifiait de perdre quelqu'un. Je me trompais.

En effet, ce n'est jamais facile, ou moins douloureux, cependant je devais ravaler mes états d'âme, pour Isaiah. Ce dernier a passé les derniers jours à organiser les funérailles d'Andy, et il s'arrangeait à rester constamment occupé. Parfois, il disparaissait, et personne n'avait de ses nouvelles, et il revenait comme si de rien n'était.

J'ignorais comment agir avec lui, alors je lui laissais de l'espace, tout en lui faisant comprendre qu'il pouvait se confier à moi s'il en ressentait le besoin. Mais c'est à peine s'il m'a adressé la parole. Et certes, ça me fait mal de le voir se renfermer ainsi, seulement, je devais le laisser aborder la situation à sa façon.

— Salut.

Je relève la tête vers Audrey qui vient de faire apparition dans ma chambre. Depuis le mariage, elle tente de me parler, mais je l'évite.

Finalement, je ne suis pas différente d'Isaiah.

— Comment tu te sens ? me demande la brune, en venant s'allonger sur mon lit.

Je me redresse.

— Je vais bien.

Audrey plisse les yeux, sachant parfaitement que cette phrase sort machinalement, comme si j'étais programmé à masquer mon mal-être.

— Tu n'as pas à faire semblant, Bree. Vous étiez proches, c'est normal que tu sois triste. Même moi je le suis, alors qu'il m'insupportait.

Je me pince les lèvres.

— Si tu veux pleurer, ou crier, vas-y. M'encourage-t-elle, en posant la main sur mon épaule.

Je secoue la tête. Je n'ai pas versé une larme depuis le jour de sa mort.

— Ça va, Audrey, je t'assure. Répétai-je.

Je ne sais pas qui de nous deux je cherche à convaincre, mais ça ne marche pas.

— Tu me disais la même chose à la mort de ta maman.

Je ferme les yeux, et une larme solitaire m'échappe.

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