20- Intervention

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Manhattan, New York

Briar

— Aïe !

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— Aïe !

Je roule les yeux, agacée, alors que l'énième râle d'Andy me parvient aux oreilles. J'ai voulu bien faire en l'aidant à nettoyer les plaies causées par son frère sur son visage, et même si j'avais de l'expérience dans ce domaine, je n'étais pas infirmière, et Andy n'était pas très docile comme patient.

J'étais dans cette immense salle d'entrainement depuis tout à l'heure, essayant de trouver des réponses à ces questions qui se bousculent dans ma tête. Je me demande qui est cette petite fille et pourquoi Isaiah la garde enfermée ici ? Certes, j'ai vu mon ami d'enfance commettre des actes dont je ne le pensais pas capable, mais de là à faire du mal à un enfant, je ne pouvais pas y croire.

— Tu es sûr de ne pas vouloir aller voir Ambre ? demandé-je au brun.

Il grimace quand je tapote une compresse imbibée de désinfectant sur sa peau abimée.

— Je ne peux pas.

Je l'interroge du regard, intriguée.

— Elle me déteste. Réplique-t-il simplement.

Sa justification m'arrache un rire amer.

— Comme tout le monde ici. Relevé-je en haussant les épaules.

Andy relève sa tête vers moi, son visage crispé se radoucit quand il plante ses yeux dans les miens. À travers ses iris sombres, j'arrive à percevoir une lueur qui m'était jusqu'ici inconnue.

— Pas toi. Murmure-t-il, sans me quitter du regard.

J'arrête tout mouvement, croyant avoir halluciné, mais la façon avec laquelle le brun me fixait m'indique que c'est bel et bien réel.

— Je tenais à te remercier pour ton aide, Briar.

La façon qu'il avait de prononcer mon prénom m'interpelle. Pour la première fois il n'y avait ni espièglerie ni malice dans sa voix, juste une sincérité désarmante qui me laissait sans voix.

— Ce n'est pas grand-chose.

C'est tout ce que je parviens à faire sortir de ma bouche. Après tout, je n'avais rien fait d'exceptionnel à part tenir tête à Isaiah, quelque chose dont j'ai l'habitude depuis le temps.

Je secoue la tête, essayant de reprendre mon travail, mais Andy attrape mon poignet afin de l'immobiliser. Son toucher n'est ni violent ni brutal, bien au contraire, ses doigts se referment en douceur autour de ma peau.

Je l'observe incrédule face à cette nouvelle attitude dont il faisait preuve à mon égard.

— Je te dois la vie, Tesoro.

Ma bouche s'ouvre, mais je suis incapable de dire quoique ce soit tant j'étais ahuri par ses paroles. La reconnaissance dont il me faisait preuve était bien trop intense et dépasse complètement mon entendement.

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