3- Cruel dilemme

69 3 0
                                        

Ridgefield, Connecticut

Briar

La lumière du soleil qui se faufile à travers les volets de ma chambre m'oblige à ouvrir les yeux

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.


La lumière du soleil qui se faufile à travers les volets de ma chambre m'oblige à ouvrir les yeux. À contrecœur, j'émerge de mon sommeil qui fut si court, mais alors que j'essaye de rouler sur l'autre côté du matelas, je me heurte à quelque chose de dur. Je sens mon cœur rater un battement quand je remarque qu'Isaiah est allongé à mes côtés.

Je me frotte les yeux, ne réalisant pas qu'il était dans mon lit, dans ma chambre, alors que je faisais des cauchemars de lui dans une cellule.

Je me redresse doucement et l'observe fascinée, il est profondément endormi, ses cheveux qui ont largement poussé sont en bataille au-dessus de sa tête, et sa bouche est légèrement entrouverte. Je souris en entendant sa respiration paisible. Pour la première fois, il avait l'air si tranquille, loin de tous ces problèmes qui ne semblaient jamais le lâcher.

Je me rallonge à ses côtés et fixe mon plafond, songeuse. Je repense à la soirée d'hier, à la vitesse avec laquelle les évènements se sont enchainés. Parfois, je me dis que l'univers s'acharne sur nous, qu'il ne veut pas que nous soyons ensemble. Quand je pose les yeux sur cet Isaiah qui est près de moi, je me dis que rares sont les moments où il doit se sentir si bien, et j'aimerais en être la raison, vraiment lui procurer ce sentiment de bonheur et de tranquillité pour toujours, mais ce sera au détriment de mon bonheur et de ma tranquillité à moi.

Le monde dans lequel il évolue est si instable et incertain, un jour il est avec moi, et celui d'après, il peut être derrière les barreaux. Je sais que c'est égoïste de penser ainsi, mais je ne crois pas avoir suffisamment de force pour vivre cette vie-là, même si ça me fait mal de l'admettre.

Je ne veux pas avoir à me demander s'il me reviendra ou non, je ne veux pas avoir un instant de bonheur avec lui pour une éternité de souffrance. Je ne me crois pas capable de me contenter du minimum, et ce, même s'il m'a promis plus.

D'autre part, je ne veux pas avoir à le quitter, il m'est revenu après toutes ces années, et je me suis autorisée à espérer de nouveau.

Je fus tirée de mes pensées quand ses mains s'enroulent autour de ma taille, il m'attire à lui et enfonce sa tête au creux de ma nuque. La chaleur qui émane de son corps me provque des picotements jusqu'au bout des orteils. Hésitante, je laisse mes doigts trainer sur ses cheveux que je caresse doucement, ce qui lui arrache un petit soupir. Un million de frissons me parcourt quand il dépose subitement ses lèvres sur mon cou, j'essaye de les réprimer, mais il m'embrasse à nouveau et j'ai l'impression de fondre. Je ne connaissais pas ce côté-là de lui, et j'ai peur de commencer à m'y habituer.

- Ils ont eu marre de toi, au poste ?

Je sens ses lèvres s'étirer en un sourire contre ma peau, avant qu'il ne mordille légèrement cette dernière.

ASHES OF USDes histoires addictives. Découvrez maintenant