Les bruits du silence résonnent en harmonie
au milieu de ses milliers de gestes de gentillesse.
L'ombre de la paume revêt la brise qui s'échappe
à la croisée des chemins,
là où l'obscurité chaleureuse
donne un énième baiser à la lumière.
Elle laisse place à la furieuse tristesse,
qui s'enjolive en journée de paroles taquines.
Naît alors la haine pour la mort,
et l'amour pour la haine.
De là, le destin s'écria :
« Alan doit mourir. »
Bénédiction
J'ai inscrit dans mon imaginaire
des bribes de bonheur.
Avec un peu d'âme,
j'ai crié ton malheur
pour que, ah ! que le ciel m'entende.
J'ai soufflé dans un quatrain
une larme trop révélatrice,
afin qu'elle confesse
ton mal prochain,
loin des cieux.
Quant à moi,
homme esseulé
dans un tumulte désastreux,
j'ai chanté des bénédictions
pour sauver mon cœur de la dépression
qui, comme une amante,
me souffle dans le vent
tout son amour.
Rêve
Dans l'absolu de Morphée
se cache l'enfance.
Magnifiques colombes,
dans les bras de l'insouciance.
Et quand les tremblements de terre
se font intenses,
je rêve
de regards doux et chaleureux,
aimants comme ceux d'une mère,
abreuvants et mielleux
comme les paroles d'une femme éprise,
forts et protecteurs
tels les bras d'un père.
Bien heureusement,
au milieu de ce périple,
pour seul réconfort existent mes cauchemars,
et le témoin
d'une existence écorchée
aux larmes à l'allure de larves.
Au lecteur
Les mots pèsent des tonnes.
J'en ai laissé quelques plumes
sur le chemin.
J'ai écrit pour toi.
Requiem
J'ai les yeux empreints de fatigue,
l'allure courbée de mépris.
Derrière ce sourire, on ne voit
que les traits crispés, fidèles au froid.
Mort à la compassion, cette infâme mégère
qui se glisse parfois dans un regard furtif.
Il se regarde, ô âme défectueuse au goût âcre,
et ne trouve que dégoût.
Il se rit d'avoir cru mériter d'être.
Alors il sourit, Il s'enferme.
Dans le silence trop vaste, de sa propre compagnie, il devient l'unique habitant d'une chambre sans écho.
L'ombre ne frappe plus à sa porte :
elle s'est installée depuis longtemps,
assise en tout autour de lui, muette et familière.
Il aimerait disparaître, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de lui.
Les mots pèsent des tonnes.
Même allégés de sentiments,
ils lui tombent encore sur la poitrine.
Il se hait d'exister encore,
et d'être si parfaitement entouré.
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orion
PoetryOrion pourrait être considéré par certains lecteur comme une sorte de refuge , mais j y partage mes sentiments afin que ceux qui sont dans le même cas que moi puisse se sentir compris a travers mes rimes
