Pdv Ryan
J'avançais dans le froid, sa main dans la mienne.
Il faisait nuit, mais pourtant les lumières de Noël illuminaient la ville.
J'étais là, dehors, dans le froid. Mon seul domicile étant la maison de mon copain.
Par les fenêtres, on pouvait voir les enfants qui riaient autour d'un sapin entièrement décoré et les adultes qui buvaient une coupe de vin à la table.
Tout semblait si gai.
Je marchais avec Bastien dans les rues désertes. Je me demandais si mes parents s'inquiètaient pour moi, je me demandais comment serait mon Noël si je n'avais jamais fait le con.
On ne parlait pas, comme d'habitude. Les regards sont nos mots, les sourires nos caresses. On n'avait pas besoin de se parler pour se comprendre.
Le vent frigorifiant frappait mon visage, glaçant mes membres.
J'avais froid, horriblement froid. Mes bras dénudés souffraient du vent glaciale de décembre. Je n'avais pas de manteau.
Je crevais de froid, mais sa main me réchauffait.
-Eh, Ryan ?
-Mmh ?
-Je crois qu'il faudrait rentrer, t'es carrément mort de froid.
-D'accord.
On tourna de bord, et il mit son manteau de basse qualité sur mes épaules.
Je retourna dans mes pensées.
J'imaginais mes "parents" dans ce qui était autrefois ma maison. Autour d'un feu, ayant déjà oublié ma demi-existence. Collés l'un sur l'autre, un chocolat chaud à la main, et de petits cadeaux déballés trônant sur une table. L'amour brillant tout autour d'eux, tel une étoile dans le ciel de la nuit. Et moi, abandonné, tel un ange ayant perdu ses ailes. Et Bastien étant le petit oiseau me sauvant de la chute trop brute pour y survivre seul. J'ai perdu mes ailes, mais pourtant je continue encore et encore à m'accrocher à cet oiseau qui m'a sauvé de la mort tant de fois. Cet oiseau qui est devenu mon ange, celui qui me porte, cette main qui m'aide à me relever. J'aurais aimé, autrefois, avoir cette main. Quelqu'un qui m'aurait aidé à me relever, me propulser hors de terre, m'envoyer loin de ma souffrance éternelle...
Mais je n'ai pas eu cette personne. Cette personne, cette main qu'on nous tend pour nous relever, elle n'existe que dans mes rêves. Je n'ai alors rien eu à quoi m'accrocher, et j'ai coulé. Je me suis noyé dans mon mal, ma douleur. Je n'avais plus cette flamme, cette chose qui aurait pu faire évaporer toutes mes coupures au coeur, à la tête, pour que je puisses respirer, vivre...
Mais je suis rendu trop profond dans l'océan de douleurs qui m'assayit chaque instant, me comprime. Et bientôt, je vais me noyer, et mourir... Arrêter d'avoir mal... Enfin...
J'y croyais... Croyais. Avant.
Maintenant je vois la lumière au bout du tunnel qui semblait pourtant éternellement sombre.
Il m'a ouvert cette porte vers le bonheur qui avait pourtant été refermée à clé et oubliée, lorsqu'il était parti sans oublier de fermer cette porte. Cette porte qui menait vers un avenir de sourire et de bonheur, qui était si facile à atteindre pour certains, mais pourtant autrefois si hors d'atteinte pour moi...
Mais Bastien est arrivé, et a ouvert cette porte aussi facilement qu'une feuille s'envole dans le vent d'automne.
Il m'a mis à nus, m'a forcé à être moi, à être cette personne qui a été enfermée dans ce coin sombre durant trop longtemps.
Avec lui je ne fais pas semblant.
Un silence bruyant trônait autour de nous, hurlant tous les mots que l'on n'osait pas se dire.
Bientôt, la chaleur de la maison de Bastien envellopa mon corps, tel du feu sur de la glace.
On partit s'étendrent sur son lit.
C'était notre coin, notre monde.
On était l'un en face de l'autre, l'azur dans l'océan.
Personne ne parlait. Le bruit de nos respirations se fit régulié, nos yeux ne se lachant pas une seconde.
Nos battements de coeur à l'unisson, nos lèvres s'embrassèrent.
À chaque fois c'était une explosion dans mon ventre, qui me tordait les tripes.
Mon coeur s'emballait, mon souffle se coupait.
Je n'arrivais plus à respirer.
-Ba-Bastien...
J'avais mes mains sur ma gorge.
-Ry-Ryan ! Ryan !
-Bass..
Tout devenu noir.
J'entendais encore, mais je ne voyais plus.
C'est quoi cette merde ?!
Je l'entendais parler, en bruit de fond.
Je finis par revenir à moi, un peu étourdis.
Je serra Bastien dans mes bras et commença à pleurer, sentant une douleur qui montait jusque dans mon épaule, ne comprenant pas ce qu'il m'arrive.
Je finis par tomber dans les bras de Morphée, Bastien toujours collé à ma poitrine.
J'aimerais être normal...
***
Sérieusement désolé de l'attente, mais j'essayais de trouver un moyen pour rentrer dans le vif du sujet. Il reste encore une toooonne de chapitres !!
J'espère que vous avez aimé ;)
~Chloé <3
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Alone [bxb] (Terminé)
Teen FictionLes larmes. La lame. Les regrets. Les larmes. La lame. Le sauveur. Quand le mal te fait du bien, tu n'arrêtes pas, tu continues, tu te fais mal, tu te détruis... Mais l'amour peut vaincre ce mal, peut vaincre cette peur... Jusqu'à un certain point. ...
![Alone [bxb] (Terminé)](https://img.wattpad.com/cover/56616702-64-k599716.jpg)