a ou adieu

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- Attention ! Je vais tout faire sauter...

Dieu que j'aime dire ça, c'est tellement excitant. Mon rire cauchemardesque couvrant leurs pleures. Ah, adieu ambassade de France en Allemagne !

Mon plan était parfait, comme toujours. Je ne changerai jamais mes habitudes : une petite prise d'otage du personnel, une explosion et la police qui n'arrive pas à m'attraper.

J'étais encore assise sur une des fenêtre du deuxième étage de bâtiment. C'était le seul endroit où s'échapper était encore possible. Toutes sorties étaient bloquées, fermées, barricadées.

- Terminé.

Je me relevai sous le regard des gens apeurés, soit au sol, soit cachés derrière de vulgaire bureau en bois claire. Je regardai l'heure qu'affichait ma montre.

- Eh bien... Il se fait tard ! A jamais !

Tout en souriant grandement, je sautai. Enfin, je me suis surtout laissée tomber en arrière. Mon associé, paniqué comme toujours, bougeait de droite à gauche pour essayer de me rattraper.

- Parfait ! M'exclamai-je en tombant sur lui, la tête tournante et le coeur battant.

- Xiko... Ne fais plus ça... La prochaine fois... Souffla Ak, en se tordant de douleur après que je me sois relevé.

- Dépêche toi ! On doit partir maintenant.

J'aimais l'ignorer, j'aimai tomber de haut, j'aimai beaucoup de chose.

- X-Xiko ! La police ! S'écria-t-il en entendant les sirènes et crissement de pneus dérapant.

- Ak, la bombe.

Je le tirai de toute mes forces, le relevant.

- Rendez-vous ! Criait un agent dans le mégaphone, seul une quinzaine de mètre nous séparait, et c'était bien assez.

- On est fini Xiko... Murmura mon collègue, levant ses mains en l'air.

Je lui souris alors calmement.

- Suis-moi juste Ak...

Je levai les mains à mon tour, avançant vers les voitures. Deux agents s'approchaient déjà de nous, menottant en premier mon associé. Un autre arriva vers moi, se mettant derrière moi.
Lorsque ses mains effleurèrent mes poignets, je criai.

- Stop !

Plus un geste de la part de tout le monde.

- La bombe explose dans 3 minutes. 3 minutes. Bien plus d'une centaine de personnes sont enfermées à l'intérieur de l'ambassade.

Alors que des agents se précipitaient à l'intérieur, je me retournai énergiquement vers le policier qui avait tenté de me menotter, lui administrant un coup de poing dans le ventre pour ensuite qu'il se reçoive mon genou dans le menton.

Mon dieu qu'ils étaient mal préparé.

Je pris la fuite. Ils essayaient de me rattraper, en vain. Cela va faire 3 ans qu'ils essaient, j'ai de l'expérience à présent.

Alors que je courais à toute vitesse dans la ville, je me cachai dans une petite ruelle où seulement quelques filaments de lumières n'entraient.

- Ak, on les a encore... Eu... Ak ?

Je regardai tout autour de moi, pas de Ak.

- Merde...Merde...Merde...

Je l'avais laissé là-bas, et c'était trop tard. Si j'y retournai, c'était fini pour moi. Je devais l'abandonner. Pour ma propre vie, je devais le laisser aller en prison. Égoïste, moi ? Oui, et alors ?

blood sweat and tears Où les histoires vivent. Découvrez maintenant