Une soirée en amoureux

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Alors que nous scellons à nouveau nos lèvres, on sonne à la porte. Je fus le premier à ma lever du canapé, terriblement gêné. J'ouvris la porte et pris la pizza que me tendait le livreur. Zack paya et je courus rapidement à la cuisine mettre le repas dans des plats. Il y avait bien trop d'armoires ici, c'était impossible de trouver quoi que ce soit! Je les ouvrit donc toutes et trouva enfin les verres et les assiettes. Zack me rejoint et empoigna deux bouteilles de bière. Je tolérais bien l'alcool et nous étions vendredi soir. De plus, il était pratiquement impossible d'être ivrogne avec une seule bière, alooooors... J'agrippa celle qu'il me tendit et pris l'assiette dans laquelle il avait mis ma pointe de pizza. J'étais gêné mais je n'en montrais rien. Après tout, c'est mon élève et je suis son prof, c'est normal que je sois gêné non? Zack s'assoit sur le divan et je fais de même, mais d'un mouvement gêné, m'étala entre ses jambes. Mon dos collé à son torse chaud qui monte et descend selon sa respiration, ma tête enfouie dans son cou et mes jambes étendues entre les siennes. C'était la position la plus confortable que j'ai jamais adopté de toute ma vie. Son souffle se fit saccadé et je sentis quelque chose de dur sous moi.

-Rassure moi, t'es pas entrain de bander? Lui demandais-je le plus calmement possible.

Pour toute réponse il m'embrassa le haut du crâne et entama son repas, bien au calme. C'est rouge de honte que je mangea ma pointe de pizza. Zack avait mis un film d'horreur et nous l'écoutions, pour sa part paisiblement, pour la mienne traumatisé. Vous connaissez Ouija? Si non, ne l'écoutez pas. Si oui, vous êtes doué pour garder votre sang froid. Je nous resservis à 3 reprises, durant lesquelles je vérifia tout de même que le fourneau ne s'allumait pas tout seul. Chaque fois que j'avais peur, je me blottissais un peu plus sous la couverture et dans les bras de Zack. Oui entre temps, le jeune homme avait été chercher une grande douillette bien dodue. Quand le film fut terminé, je me leva, encore tremblant de peur et demanda la chose la plus insensée à mon élève:

-Est-ce que je peux dormir chez toi? Déblatérais-je rapidement.

-Je ne comptais pas te laisser partir! Ricana le garçon.

Ce film m'avait sévèrement traumatisé, j'avais vraiment peur. Le sommeil sera dur à trouver demain quand je devrai dormir seul chez moi. Je fus soulagé de la réponse de celui qui allait m'héberger durant une nuit. Zack partit à l'étage à sa chambre et moi j'alla à la cuisine mettre nos couverts dans le lavabo. Une fois fait, je monta l'escalier en longeant la rampe de bois franc. À l'étage, quelques portes étaient ouvertes, quelques autres étaient fermées. Je serpenta dans le couloir, toquant à chaque porte fermée pour savoir quelle est la chambre à Zack.

-Zack? L'appelais-je

-Je suis là! Il apparut à l'autre extrémité du couloir et me fit signe de m'approcher.

Je marcha en sa direction et le rejoins rapidement. Nous entrons dans sa chambre et Zack me montra un pull noir bien trop grand pour moi et un sous-vêtement. J'étais en grande contemplation de sa chambre. Elle était bien plus chaleureuse que je me l'étais imaginé...

-Viens, je vais t'indiquer où est la salle d'eau et quelle brosse à dents tu utiliseras. S'exclama le garçon.

Il m'indiqua l'emplacement de la salle de bain et déposa une brosse à dents neuve sur le pyjama qu'il m'avait prêté. Je ferma et barra la porte derrière lui, puis, fis glisser lentement mes vêtements le long de mon corps. Je voulais prendre le plus de temps possible, pour savourer le moment que je vivais. J'étais chez Zack, on s'était embrassé comme jamais et j'allais maintenant dormir chez lui. N'étais-ce pas un peu précipité? Puis les images du film d'horreur me revinrent à la mémoire.

Non non non, pas du tout précipité.

Nu comme un ver, j'entra dans la douche et profita de l'eau chaude qui longeait mon corps. Mes pensées étaient toutes rivées sur Zack. Ses cheveux noirs, son regard froid aciers et sa carrure parfaite. Son attitude bête, dure et froide qu'il adopte à l'école comparée à celle d'un agneau quand il est à la maison. Sa façon de voir les choses et son sourire craquant qu'il emploi si rarement. Avec ça, j'avais eu le temps de fermer le robinet, me sécher et enfiler le sous-vêtement noir. Maintenant que j'y pense, tous ses vêtements étaient noirs. Tandis que je m'apprêtais à enfiler le pull, je regarda dans le miroir de quoi j'avais l'air. J'avais une carrure féminine... C'était vexant. Seule quatre petites bosses bien formées mais subtiles avaient malgré elles leur place sur mon ventre. J'étais tout de même heureux d'être aussi attachant, car oui il faut bien avouer que j'étais attachant. J'enfila rapidement le pull et constata qu'il me descendait juste en haut des cuisses, ce qui était assez pour cacher ce qu'il y avait à cacher. Les manches étaient bien trop larges, mais je réussi tout de même à les retrousser un peu, histoire de voir mes mains. Je pris ensuite la brosse à dents neuve et y mit du dentifrice. Je me brossa les dents, me gargarisa puis alla dans la chambre de Zack. Celui-ci ne s'y trouvait pas alors je décida de l'attendre. Mes pieds se dirigèrent d'eux même au mur où était affiché toutes ses oeuvres. Alors c'est ça qu'il fait durant mes cours? C'était beau, il fallait l'avouer. Je sentis un regard brûlant dans mon dos alors je me retourna lentement et y trouva un Zack aux joues rosies. Attends, quoi? Il peut rougir?! Je priais intérieurement pour ne pas être celui qui lui faisait cet effet, même si je savais pertinemment que ce n'était pas le voisin. Je ne pus m'empêcher de regarder derrière moi pour m'en assurer. La porte était fermée derrière lui et les rideaux étaient fermés, personne sauf nous deux ne pouvaient donc être vu par quelqu'un d'autre. Je marcha vers lui et ses yeux continuèrent de m'envelopper en suivant mes mouvements. Ça me gênait terriblement d'être reluqué de la sorte. Une hypothèse me monta soudainement au cerveau; Le pull. Il était confortable, certe, mais apparement un peu trop attirant sur moi. J'étais à un mètre du prédateur qui allait bientôt me sauter dessus quand il m'agrippa le poignet et me tira vers lui. Sa voix se fit rauque et bien trop sensuel dans le creux de mon oreille.

-Je t'ai déjà dit que t'étais craquant? Susurra t'il en enfouissant sa tête dans mon cou.

J'ignore pourquoi, mais quelque chose me disait qu'une longue nuit m'attendait...

***
~Le film d'horreur, l'excuse parfaite pour passer une nuit dans les bras d'un beau mec xD~

Mon tuteurOù les histoires vivent. Découvrez maintenant