Chapitre 7

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-Moi : On est encore loin ?

J'ai passé le volant à Valentin parce qu'apparemment j'étais trop dangereux sur la route. Faut savoir s'ils veulent arriver le plus vite possible ou non !
Ça fait déjà plus d'heure qu'on roule et que je ne vois toujours pas la fin du trajet. C'est à en mourir. Je n'ai envie que d'une chose ; arriver, sortir de cette foutue bagnole, de descendre tout le monde et récupérer Léna.
Je peux être très violent quand on me prends quelque chose qui m'est cher. La preuve : lorsque j'ai balancé mon téléphone.
Ça ne m'est arrivé qu'une seule fois. C'était lorsque j'habitais à Washington. On m'avait pris la seule chose qui me rendait heureux. Il me la prit sans se demander pourquoi. Ça m'a rendu dans une colère noire que j'ai tout défoncé sur mon passage. Je suis devenu le mec sans cœur qui passe son temps à se battre, à coucher avec des filles et les jeter le lendemain, qui intimide tout le monde avec ses tatouages sur les bras et ses habits noirs.
On me disait toujours que j'étais une autre personne mais au fond c'est peut être ce que je suis vraiment. Toujours voir le côté négatif des choses, toujours vouloir être vu comme le méchant de services.
Mais maintenant c'est différent. J'ai l'impression de revivre dès que j'ai posé mon regard sur Léna. Je savais qu'elle allait être importante pour moi mais à un tel point, je ne l'avais jamais imaginé. Maintenant qu'on me la prise, mon "moi intérieur", si je peux appeler ça comme cela, refait surface.

-Benji : Dans 10 minutes apparement. Ils sont dans un coin complètement paumé c'est pas possible !
-Valentin : Tu croyais quoi ? Qu'ils allaient aller dans un hôtel cinq étoiles. Je ne pense pas que se soit le genre de mec à faire ça.
-Moi : Non pas du tout.

Ça serait trop risqué. Monsieur et ses règles ! La première c'est : ne jamais prendre de risques. Comme si m'appeler n'était pas un risque.

-Benji : Bon vous savez ce que vous avez à faire ?
-Valentin : Je fais le mec qui n'a plus de téléphone et qui en panne. Au fait, vous pensez pas que c'est trop surfait ?
-Moi : Si t'as une meilleure idée, vas-y je suis preneur.
-Valentin : Pas vraiment... on peut pas juste se ramener comme ça, genre discretos, et on les surprends ?
-Benji : Si t'as envi de mourir, passe le premier.
-Moi : On en reste au plan de base, c'est plus "sur". ( en mimant les guillemets )
-Benji : Bon pendant que Val s'occupe de sa voiture, je passe par derrière la maison et je couvre les alentours.
-Moi : Et moi, je rentre quand Val aura...
-Valentin : Assommer. Assommer c'est plus sûr.
-Moi : Quand tu auras assommer le mec. Je me débrouille tout seul c'est clair ? S'il y a un problème, vous partez sans moi.
-Benji : On en a déjà discuté. Tu peux pas toujours faire les choses tout seul Andy ! Merde quand est ce que ça va te rentrer une bonne fois pour toute dans le crâne !
-Valentin : Les amoureux je ne voudrai pas interrompre votre scène de ménage mais, on est arrivé.

Je relève la tête. Cette maison me fait froid dans le dos en vérité. C'est plus une maison abandonnée en fait. C'est très sombre avec les murs qui sont complètement usés et qui sont prêts à se casser d'une minute à l'autre.
Pleins de mauvaises herbes poussent le long des murs.
La maison est entourée d'arbres morts ou malades. C'est vraiment un endroit flippant mais j'ai connu pire que ça. Je sors de la voiture et me dirige dans le coffre pour ouvrir le sac de munitions.

Valentin s'est garé suffisamment éloigné pour qu'on puisse s'équiper sans être vu. Je prends mon arme et prends le maximum de munitions dans mes poches. J'espère ne pas en avoir besoin mais s'il le faut, je tirerai.

-Valentin : C'est vraiment nécessaire ?
-Moi : Fais pas ta chochotte. T'as déjà vu pire non ?
-Valentin : Heu je sais pas. T'as déjà... tuer quelqu'un ?

Never Back Down ( Tome 2 )Où les histoires vivent. Découvrez maintenant