"-Maxon... Dis-je en me lamentant.
-Dis moi que tu m'aimes, continue-t-il.
Je le repousse doucement de moi mais il m'attrape les bras et me colle à lui.
-Je ne sais pas, laisse moi.
Mais il ne bouge pas d'un centimètre.
Maxon !
-Mais pourquoi tu ne me dis pas simplement que tu m'aimes.
-Parce que je ne sais pas si je t'aime.
-Thomas... siffle-t-il entre ses dents, c'est Thomas, c'est pour ça que tu ne peux pas me dire que tu m'aimes ! Ce mec, il ne te mérite pas, il ne doit plus t'approcher. Il est dangereux.
Je tire mes bras d'un coup sec me dégageant de Maxon.
-Mais qu'est-ce que dis ! Ne redis jamais ça, tu ne le connais pas.
-...
L'étincelle qu'il avait dans les yeux disparaît un instant et revient plus forte que jamais.
Je ferai tout ce que tu voudras, pour que tu m'aimes.
-Ne dis pas ça, on ne peut influencer l'Amour.
Un silence s'installe entre nous. Je le romps en continuant.
Mais si tu passais ne serait ce qu'une journée avec moi alors je verrais comment tu te comportes et tu pourrais te rattraper parce que tu es très, très mal parti.
-Elsa, je n'ai pas le temps de jouer à des gamineries pareilles.
-Des gamineries ? Maxon Whingston, si tu appelles cela des gamineries alors entre nous c'est fini avant même d'avoir commencé.
Et je me retourne prête à partir vexée d'entendre de telles absurdités. Mais Maxon m'attrape la main et m'oblige à me retourner.
-Bien... je verrais ce que je peux faire, mon emploi du temps est chargé, je ne fais pas ce que je veux tu sais ?
-Tu es bien sous la direction de la Baronne.
-Bah... euh, oui.
-Demande lui un jour de repos et explique la raison, elle acceptera avec plaisir.
-Tu crois que tu es devenue quelqu'un parce que tu es mannequin maintenant ?
-Ne me demande plus de répondre tant que tu n'auras rien fait."Cette fois ci il n'essaye pas de me retenir, je crois qu'il a enfin compris que j'attendais de sa part des efforts.
Je ne pense même pas à dire en revoir à mes anciennes collègues. Je ne suis pas fâchée mais je ne comprends pas qu'il n'est toujours pas assimilé que cela ne servait à rien d'insister pour obtenir une réponse.
Peut importe, j'ai autre chose à faire, comme aller me coucher, il n'est pas si tard, mais hier je me suis endormie trop tard et sur les conseils du directeur, il faut que je dorme.Je rentre à pied, il fait encore un peu jour, et au pire que l'on m'assomme encore une fois, je m'en fiche, je ne suis pas d'humeur. Devant chez moi, je cherche ma clé dans les poches de mon jupon. J'ouvre la porte et à mon grand étonnement, une robe est suspendu devant mon placard. Il y a aussi des bijoux sur mon oreiller. Deux mots sont posés sur mon bureau. J'ouvre le premier et sors sur mon minuscule balcon, si l'on peut appeler ça ainsi, pour prendre l'air, il fait trop chaud à l'intérieur.
J'espère que tu penses encore à moi, car tu hantes mes pensées. Accepte cette robe, preuve de mon amour pour toi, de mémoire tu aimes le rose.
Je t'aime, je ne t'oublie pas. Je reviendrai promis.
ThomasIl a dû trouver un bon travail, il a de la chance, j'espère que là où il est, la vie ne lui est pas trop dure. Je ne me plains pas, moi aussi mon travail est pas mal maintenant, façon il a forcément trouvé quelque chose de mieux que concierge.
Je rentre à l'intérieur pour lire le second mot. Je caresse l'enveloppe, ce n'est pas la même qualité de papier.
Je me baladais dans les rues et quelques femmes de la haute regardaient ce magasin. C'est vrai qu'ils avaient de belles choses, en tout cas je te laisse le loisir de juger. Porte ce collier et cette bague je t'en pris.
Je pense à toi sans cesse. Je t'aime.
MaxonS'ils s'y mettent à deux je ne pourrais jamais choisir. Je prends la robe et les bijoux et les étudie. Qu'est-ce qui est le plus bizarre ? Le fait que quelqu'un me les a apportés chez moi donc est entré je ne sais comment, ou le fait que les bijoux sont parfaitement accordés avec la robe.
Je me change et enfile la robe et les bijoux. La robe est à la bonne taille et les bijoux étincelants. Je ressemble presque à une bourgeoise ainsi habillée. Devant mon petit miroir je tourne sur moi même pour faire tournoyer ma robe. Un rire m'échappe, cela fait longtemps que je ne me suis pas amusée en me regardant dans une glace. Je me trouve trop belle pour une simple fille comme moi mais autant en profiter. Alors puisque que le soleil est encore présent je ressors pour aller au café voir Jeanne. Elle aussi ressemblait à une bourgeoise quand elle était avec son futur époux devant la Tour Eiffel.
Je referme la porte et vérifie bien que la porte est fermée à clé et me dirige vers le café. Dans la rue, plusieurs hommes me saluent courtoisement.
Une fois entrée dans le bâtiment, on m'accueille par quelques révérences. Je repère Jeanne, elle est avec des personnes que je ne connais pas, ils ont l'air de s'amuser, mais quand elle m'aperçoit elle change de suite d'expression. Elle s'approche de moi presque en courant et m'attrape le bras avec force.
"-C'est quoi cette tenue ! On dirait une aristocrate, et tu crois vraiment que les aristocrates sont les biens venues ici ?"En effet tout le monde me regarde et pas tous avec un regard sympathique.
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Le Complot
ActionElsa une jeune femme pauvre des temps d'autrefois, décide de partir de sa famille, qui la force à épouser un homme, pour vivre une vie libre à Paris. Sa nouvelle vie n'est pas toujours très simple, c'est vrai, mais n'est rien à côté de celle qu'elle...