Mélancolie

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Une fois le portail passé,

Pas à pas sur le sentier,

Une rose à la main

il pense au lendemain.

Comme chaque jour

lorsqu'il trouve le temps,

Il sort de sa tour

Se rend jusqu'au banc.

Il peut y passer des heures,

Que se soit pour y poser des fleurs

ou le plus souvent pour se confier,

Comme il le fait depuis la fin de l'été.

Bientôt il viendra,

Marchant comme à son habitude,

Traînant ses botes sans inquiétude,

Le regard perdu sur ce fin drap.

Il se souvient des cris d'enfant,

Ils criaient, courraient, jouaient,

Il se souvient du bon vieux temps,

Où ce fut lui qui chahutait.

Parfois à la lumière faible du salon,

Il feuillette et parcours avec passion,

Les innombrables pages de photos,

Sans pouvoir retenir ses sanglots.

Mots mêlésOù les histoires vivent. Découvrez maintenant