Chapitre 20

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Point de vu de Loïs

Voilà que 9 semaines venaient de s'écouler. Tout à changé, tout. Tout d'abord, cela faisait un mois que j'étais devenu le tuteur légal de ma petite sœur.Je n'ai pas fêté mes 18 ans comme tout jeune adolescent le ferait, je n'ai pas vraiment eu d'autre choix que de le passer au tribunal et dans le bureau de mon avocat pour signer tous les papiers me permettant d'avoir la garde exclusive de Leya. Nos géniteurs, étant revenus afin de confirmer l'abandon de tout droit sur leur enfant, s'en sont allés le jour-même, << ne souhaitant pas perdre plus de temps >>, ont-ils dit. 

Par conséquent, cela faisait 2 mois que Kay' ne voulait pas se souvenir de moi. Ensuite, j'ai cessé de voir cette dernière mais je suis restée en contact avec ses parents qui ne savent comment me remercier d'avoir été aux petits soins avec elle et me donnent de ses nouvelles. Le lendemain de son hospitalisation je l'ai ramené chez elle. Dans la nuit lorsqu'elle dormait, je suis partie chez moi récupérer ma voiture, je n'allais pas la ramener en bus...

La fin de l'année approche donc à grand pas, enfin non, nous y sommes puisque le Bac de français se déroulera dans deux semaines, autant dire que c'est perdu d'avance pour moi... S'occuper de ma soeur, les traitements, les jeux, préparer les repas, et puis mes révisions. J'ai même dû abandonner le fait de me faire passer pour la personne parfaite au lycée puisque je n'y vais plus et que je prend des cours chez moi, c'est plus simple. Je ne réponds plus à Amandine. Elle m'a tout simplement saoulé et ce n'était qu'un passe-temps. Et puis notre relation était simplement basée sur une histoire de réputation, et c'était le souhait de mes parents qu'elle et moi finissions ensemble. Autant dire que satisfaire leur volonté ne fait pas parti de mes projets. Bien évidemment, je voyais toujours Joris, mon meilleur ami. De temps à autres je passais chez les Matthews afin de prendre des nouvelles des parents de Kayla. Ils se sont montrés vraiment aimable avec moi, je me dois d'au moins leur rendre visite une fois par semaine après avoir déposé Leya chez Jenna, ma tante, celle qui héberge Ashton. Certaines fois je croise Kay' mais elle ne me prête pas attention, ou du moins elle fait tout comme puisque je la surprend certaine fois dans sa cuisine me fixant comme si quelque chose n'allait pas. Je suis sûre qu'elle tente de se rappeler de moi mais qu'elle se voile la face. C'est dommage, j'aimerais bien qu'elle se souvienne moi...

Enfin bref, cela fait bien dix minutes que je suis au volant de ma voiture, Leya endormie sur son siège auto à l'arrière, entourée de sac de courses et de vêtements. Elle ne tient jamais plus de cinq minutes dans une voiture à part lorsque Joris est là. C'est le seul d'ailleurs à savoir que j'ai une soeur sans compter Kay', Ashton et Jenna. Et surtout à savoir qu'elle est malade. M'enfin ça, ce n'est pas difficile, avec sa petite bouteille d'oxygène 《La petite Sirène》qu'elle doit toujours transporter avec elle.

Enfin arrivée devant ma propriété désormais, je me gare dans le garage puis sors du véhicule gris. J'ouvre la portière arrière gauche puis sors les sacs remplis de vêtements afin de les poser au sol derrière moi. Ensuite je détache ma petite soeur et la prend dans mes bras, n'oubliant pas sa bouteille d'oxygène et son doudou. Je la porte jusqu'au canapé qui est plus proche que sa chambre et la dépose délicatement dessus. Je retourne au garage pour prendre toutes les affaires en faisant plusieurs aller retour puis je commence à tout ranger. Ce qui est bien avec ce genre de parents riches qui abandonnent leur enfant, c'est qu'ils laissent pas mal d'argent du coup on ne craint pas d'en manquer pour quoi que ce soit.

Après avoir déposé le frais dans le réfrigérateur et le reste dans les placards, je pars dans sa chambre pour ranger ses vêtements, chose que je detestais faire il y a encore deux mois mais depuis les choses ont changé. Même si, je ne le cache pas, la femme de ménage est toujours ici à s'occuper de la maison.
Bah quoi, il ne fallait pas non plus s'attendre à un miracle!

Eternal sufferingOù les histoires vivent. Découvrez maintenant