Au début, je ne savais pas trop comment me repérer dans le temps sans voir la lumière du jour.
J'ai peu à peu compris le fonctionnement de mon kidnappeur, il venait me chercher la nuit seulement donc je comptais les jours comme ça. Chaque fois qu'il venait, je comptais un jour de plus, pourtant, je savais que cette technique n'était pas fiable car parfois, il ne vient pas pendant un long moment mais je n'avais pas d'autre moyen.
J'avais compté deux semaines depuis mon enlèvement.
Deux semaines, 14 jours, 336 heures, 20160 minutes, 120960003 Secondes... Tant de chiffres me prouvant que je ne sortirai probablement pas d'ici.
Chaque fois qu'il me prenait, mon espoir diminuait d'un cran. Dans les nombreux livres que j'avais lus, les héroïnes qui vivaient ce genre de situation étaient toujours pleine de force et de conviction. Moi, je ressemblais au poupées de chiffons que les petites filles innocentes ont.
J'étais réglée. On ne va pas se mentir, il fallait s'y attendre mais est ce que vous croyez que ça allait le déranger? Non. Il s'en fichait éperdument. Le sang était d'autant plus excitant pour lui.
Là, j'étais couchée sur ce lit, le lit des pires instants de mon existence. J'étais attachée en étoiles, nue et le sang coulait entre mes jambes. J'attendais mon instant de supplice tout en regardant le plafond de la pièce.
Quand je sentis ses mains caresser mon pieds et remonter petit à petit jusqu'à mes lèvres, je fermai mes paupières de toutes mes forces en priant pour que cela finissent vite. Il posa ses lèvres sur les miennes et y força l'accès de sa langue. Sa main continuait de me caresser tandis qu'il se mettait à califourchon sur moi.
Quand il entra en moi il me dit:
-C'est tellement plus agréable quand tu as tes règles, bébé, tu glisses tellement plus...
Une larme coula le long de ma joue mais je ne dis rien, le laissant faire ce qu'il voulait. Quand il se vida enfin en moi, il se leva, alla chercher une boîte de médicament et pinça mon nez afin que j'ouvre la bouche. Il me fourra la pilule contraceptive dans ma bouche et me força à l'avaler. Quand ce fut fait, il soupira:
-Ça va faire longtemps que je ne t'ai pas entendue crier. Ça me manque tu sais. Je ne pensais pas que tu serais aussi docile.
Je ne dis rien. Il s'en alla une nouvelle fois et revins avec une cigarette et un briquet. J'avalai ma salive, apeurée par la suite.
Il l'alluma et la brandit devant mon visage.
-Tu vas aimer, j'en suis sûre bébé, me dit-il.
J'était persuadée du contraire et en effet, je ne me trompai pas, quand il posa la cigarette allumée sur la peau nue de mon ventre, je hurlai, il la posa ensuite sur mon sein gauche, puis le droit.
J'allai surement garder ces marques tout le reste de ma vie, tout comme les coups de ceinture qui me faisait encore souffrir.
Quand il eut finit il repartit et revint avec un rasoir et une paire de ciseaux.
-Qu'est ce que vous allez me faire? Demandai-je la voix brisée par les cris.
Il ne répondis pas et entrepris de me raser les jambes, les aisselles et le maillot. Quand il eut finit de faire tout ça, il me porta jusqu'à la salle de bain où une chaise trônait devant le miroir.
Il m'y attacha fermement et me dit:
-Regarde et admire mais surtout ne bouge pas où je vais te couper.
Il approcha la paire de ciseaux de mon crâne et coupa une mèche de cheveux à partir de la racine. J'eus un hoquet de surprise quand je la vis tomber au sol. Il en prit une deuxième et fit pareil. Ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ne me reste plus de cheveux sur le crâne. Il passa un coups de rasoir sur ma tête afin qu'il ne reste vraiment plus rien et quand il eut finit son oeuvre, il me laissa devant ce miroir pendant un long moment.
Il m'avait privée de l'une de mes marques de personnalité, en coupant mes cheveux il avait coupé une partie de celle que j'étais.
Quand il revint enfin, il me détacha et me remit sur le lit afin de me prendre encore une fois.
Au bout de je ne sais combien de temps, il me remit dans mon placard et me donna une assiette avec des couverts en plastique. Encore de la salade. Il ferma la porte et ses pas s'éloignèrent.
Comment dire que j'étais au plus mal, vidée de tout émotion. Je n'avais même plus envie de manger mais si je ne le faisais pas de moi-même, il me forçait comme il me forçait à prendre la pilule. J'ouvris donc la bouche et mangeai encore une fois à l'aveugle.
Quand il revint me chercher, le lendemain je pense, il me saisit fermement le bras et me balança violemment par terre. Son regard semblait fou à lier. Je ne compris pas puisque je n'avais pas émit le moindre bruit.
-Hier tu as tachée mes draps à cause de ton sang de merde! Hurla-t-il.
Il me donna un coup de pieds dans le ventre.
-A cause de toi, j'ai du tout laver! Cria-t-il encore.
Mais ce n'étais pas ma faute... Je n'avais pas demandée à ce qu'il me prenne...
Les coups continuaient de pleuvoir encore et encore sans que je ne puisse faire quoi que ce soit puisque j'étais à bout de force physiquement et émotionnellement.
Quand il eut enfin finit, il me laissa là et alla se coucher dans son lit tout en maugréant des paroles. Moi? Je gisais sur le sol, pleurant toutes les larmes de mon corps tandis que la douleur me rappelait sans cesse que j'étais encore en vie.
Je crois qu'à un moment il dut s'endormir car il ne bougeait plus. Je me redressai tant bien que mal et jetai un regard à la porte de la caravane.
Mes yeux passèrent simultanément de la porte à mon kidnappeur. C'était ma seule chance de m'enfuir. Il avait enfin baissé sa garde...
Je me levai et marchai sur la pointe des pieds jusqu'à la porte en bois. Ma respiration allait tellement vite que j'avais peur de perdre un poumons. Une fois ma main sur la poignet je la tournai sans résultat. Je recommençai encore et encore mais je dus me rendre à l'évidence, elle était fermée.
Je regardai autour de moi seulement, il n'y avait rien et c'est en me tournant une fois encore vers la porte que je fis la plus grosse erreur de ma vie. Mon bras cogna un vase qui tomba à terre.
Il se réveilla en sursaut et son regard fou se posa sur moi avant de se transformer en fureur.
-Alors comme ça on veut s'en aller?! Hurla-t-il en s'approchant de moi.
-Non, non! Gémis-je tandis qu'il m'empoignait le bras.
Il me tira vers son lit et m'attacha les mains et les pieds. Il alla chercher un bâton et me le montra.
-Tu ne pourras plus t'enfuir après ça, crois-moi.
Et il l'abattit sur les plantes de mes pieds, encore et encore, j'avais perdue le compte au bout de vingt. Tout en me fouettant, il m'insultait de tout les noms, ça allait de "salope" à "grosse chienne"...
Je dus m'évanouir car après ce moment là, je ne me souvint de rien.
Et il avait tenu promesse, je n'avais plus su marcher pendant un bout de temps...
VOUS LISEZ
Sous Le Sceau Du Secret
Ficção AdolescenteA seulement 17 ans, Axelle, haptophobe, possède déjà plusieurs lourds secrets que seulement peu de personnes connaissent. Elle n'a plus goût qu'à peu de chose et la solitude est son quotidien. A l'orphelinat, sa vie est un enfer quotidien. En arriv...
