N° 9 : Julien

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Lundi 19 février 2018
Sujet n° 9

Répondant au nom de
Julien

Hey, Julien. Tu te rappelles de moi, j'espère ? Y'a plutôt intérêt, car je te rappelle que tu me dois toujours cinq euros de la fois où on est allés au McDo.

Allez, soyons plus sérieux, même si je l'étais bien évidemment pour te rappeler ta dette.

Julien. C'est un assez beau prénom, quand même. Et t'as été mon premier ami du sexe masculin. Sois-en fier. Car oui, qu'on se l'avoue, on a un peu flirté au début, alors même que je venais de rompre avec Jules. On a bien flirté, puis ça s'est arrêté là. Déjà parce que ce n'était que physiquement, sinon, tu n'as pas grand chose qui m'intéresse là-haut (désolée), et aussi pour une autre raison que je garde bien au chaud, car ce n'est pas à moi de te le dire.

Dans cet article, je ne vais pas parler de ce que toi, ta personne m'a appris - je cherche toujours. Non, je pense que je vais parler de pourquoi on est si amis. Car tu es ce qui se rapproche le plus d'un meilleur ami gars.

Tu étais devant moi en SVT, au collège - je commence à remarquer qu'il y avait beaucoup de gens avec moi au collège. C'était bien la seule matière dans laquelle tu travaillais véritablement et où tu détenais des seize et dix-sept. Au début, on ne se parlait franchement pas. On était tous les deux du côté du mur, toi à une rangée de devant et moi à une rangée de derrière

Mais un jour, j'ai fait tomber mon crayon. Il est arrivé à tes pieds. Tu l'as ramassé, et as souris en me sortant :

— Oh ! On a le même !

J'ai souri en retour.

Ça m'avait fait rire. Ta mine souriante, décontractée, tes dents blanches et ta coiffure un peu penchée mais qui s'accordait avec ta personnalité solaire toutefois un peu débordée.

Je te remercie de m'avoir rendu ce crayon, car ça a été le déclencheur de notre amitié.

Tu as commencé à me parler, plusieurs fois pendant chaque cours. Parfois même, tu te faisais prendre à ma place, mais ça te passait par-dessus la tête. Ce n'était pas très grave. On avait bien beau essayer de rester sérieux, travailler en se concentrant, on ne pouvait pas passer une heure dans cette matière sans rigoler une fois. Tu es drôle, Julien, et j'espère que tu vas garder cette qualité.

J'espère aussi que tu fais rire Menah encore plus que tu m'as fait et me fais toujours rire aujourd'hui. Elle est marrante à sa façon elle aussi. Elle ne manque pas de sarcasme et de cynisme, mais vous allez bien ensemble. Toi, souriant, elle, un peu fermée, mais qui reste étrangement accueillante. Dommage que tu sois atteint d'un aveuglément aiguë pour ne pas voir qu'elle n'est pas la seule à avoir des sentiments pour toi.

Ce n'est pas moi, faux espoirs.

Voilà donc, Julien. Ces cinq cents mots étaient uniquement pour toi, et j'espère que tu ne prendras pas la grosse tête toi non plus. Je voulais un moment pur, pour se remémorer à quel point notre amitié est tout de même belle.

Car elle l'est.

         
        
          
          
          
Amalthée P.

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